"Le Soulèvement des Machines !"

Avis sur Planète hurlante

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Nous retrouvons Peter “Robocop” Weller alias Joe Hendrickson en chef d’escadron, un rôle de leader qui lui sied comme un gant. En effet, après avoir mené un petit groupe de mineurs des profondeurs marines dans le très abyssale “Léviathan”, voilà que notre Alex Murphy se trouve une fois encore à la tête d’un petit groupe de mineurs. Mais ceux-ci sont devenus des résistants se battant depuis une décennie, contre un consortium militaro-économique surpuissant, n’hésitant pas à utiliser l’arme atomique. An 2078. Sur la planète Sirius 6B, les forçats chargés d'extraire un minerai nocif - le Bérynium - se révoltent contre la compagnie qui les exploite. Pour mater la rébellion, les dirigeants font mettre au point les Screamers, des robots dotés d'une personnalité et d'une très grande intelligence qui détectent toutes formes de vie et les exterminent. Ces redoutables machines échappent bientôt au contrôle de la compagnie ! Réalisé par Christian Duguay et sorti sur les écrans en 1996, “Planète Hurlante” d’après la nouvelle “Second Variety” de Philip K.Dick, se visionne en première lecture comme un film de S.F à l’ambiance apocalyptique, en partie grâce aux magnifiques matte paintings, vraies friches industrielles et autres SFX qui entraînent le spectateur au coeur d’une terre ravagée, irradiée par des années de guerre et d’extraction. Certains décors nous ramènent vers des contrées cinématographiques telles que “Outland”(1981), “Enemy”(1985) ou encore la saga “Alien”, entre autres. En deuxième lecture, le côté “K.Dickien” du récit est là pour nous mettre en garde sur la dangerosité de l'intelligence artificielle, (on pense bien évidemment à “Blade Runner” et “Terminator”), ici les screamers - titre original du film - littéralement les hurleurs, des machines de guerres redoutables, pouvant prendre n’importe quelle forme, parfois même, les plus innocentes ! Sorti lors d’une décennie pas très propice à la Science-fiction, “Planète Hurlante” - boudé par le public et malmené par les critiques - a su pourtant combiner l’action et la réflexion. Si “Second Variety” dont le récit du film s’inspire, est antérieur à “Do Androids Dreams of Electric Sheeps” dont a été tiré “Blade Runner”, il est difficile de passer après l'œuvre matricielle de Ridley Scott !

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