Je les admire moi les humains, je sais pas comment ils font pour tenir le coup

Avis sur Pompoko

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Critique publiée par le

Tanuki, Tanuki, veux-tu jouer avec moi ?
Pas maintenant je suis en train de mangerrrrrrr.

Et oui, Pompoko commence ainsi. Sur une douce mélodie. Une chose tellement mignonne, que dès les premières secondes tu sais qu'après le film t'auras envie de faire des câlins à des gens au hasard dans la rue, ou de hurler des trucs comme : Ponyo aime le jambon.
Mais qui sait, peut-être que tu te trompes en fait...
Bref.

Donc, après cette petite entrée en la matière fort sympathique, une voix off de tanuki femelle arrive pour nous présenter le contexte, tout ça. Et entre nous. C'EST MAGNIFIQUE (PUTAIN). De jolies images, un peu de piano, des petits animaux, faux airs de documentaire captivant...

"C'était comme dans un rêve. Enfin presque..."

Et là, patatrasssss, c'est là que nous, connards d'humains, entrons en scène, en détruisant, pour faire face à une crise du logement sans précédent, les collines de Tama et par conséquent, l'environnement de milliers d'animaux. Le réduisant chaque jour un peu plus et poussant les tribus de tanuki à arrêter de se battre entre eux, pour s'unir contre un ennemi commun.
Les rouges et les bleus se lient alors, lors de la bataille de "l'automne de l'an 31 de l'ère Pompoko", après les paroles de la vieille Oroku. C'est un peu à partir de ce moment là que l'on réalise que le dessin-animé va être porté sur l'humour (et accessoirement à partir de la scène où le vieux tanuki fait asseoir d'autres tanuki sur son "tapis rouge"), et ce, tout en prônant un message extrêmement puissant.

BONJOUR JE SUIS UN GHIBLI.

Donc voilà, les tanukis, alors dans une situation plus que délicate, se donnent 5 ans. 5 ans pour apprendre à découvrir les humains et pour les empêcher de commettre l'irréparable. 5 ans pour se familiariser à la métamorphose, leur pouvoir de transformation, et par ce biais, arriver à nous effrayer, et nous repousser. Oui, nous. Je vous ai déjà dit qu'on était des connards? Et oui, ils. "Ils" parce que dans ce film, aussi étrange que cela puisse paraître, on ne se concentre pas vraiment sur un protagoniste, mais sur plusieurs tanuki. Tous différents; impatients, braves, courageux, raisonnables, losers... Tous menacés... 5 ans, entre culture nippone et vie de tanuki.

C'est ainsi qu'ils découvrent les joies du McDonald, de la télévision, des boissons énergisantes... La société de consommation, tout ça.
Ils essaient de nous faire culpabiliser les fourbes, avec leurs bouilles trop mignonnes. Han. Et ça marche. Du moins ça fout les boules. Parce que bon, c'est un peu d'actualité. Et puis, nous ne nous contentons pas seulement de détruire le mode de vie des autres. C'est un peu de l'auto-destruction, les tanuki, contraints à vivre (survivre is better) dans notre monde vous le diront très bien d'ailleurs.
"Je les admire moi les humains, je sais pas comment ils font pour tenir le coup"
CETTE PHRASE, MAIS CETTE PHRASE...... Prononcée dans un métro bondé évidemment.

Bon, on parle beaucoup des tanuki et de leur volonté de lutter pour éviter leur disparition. Mais... Vous saviez que chez les renards c'était un peu le même combat? Non hein non.
C'est décidé, je ne vous ferai pas de câlins.

"Nous avons aussi nos clochards, nos sans-abris, tout ceux qui n'ont pas su s'intégrer..."

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