Jeunesse dorée

Avis sur Port Authority

Avatar emberthing
Critique publiée par le

Critique originale sur Le Mag du Ciné

Port Authority emporte le public dans une histoire d’acceptation et de rejet permanent envers la personne que l’on est, à travers les yeux d’un jeune homme, un peu perdu, un peu errant, à la recherche de ce qui le fera vibrer et sentir vrai. Il le trouve dans un groupe de vogueurs, qui enflamment la ville durant leurs soirées endiablées où chacun doit choisir le thème dans lequel il défilera, dansera. Le film va plus loin que la simple, ou plutôt très complexe, quête d’identité, passage devenu obligé des films LGBT, qui a fait naître de vrais chefs d’oeuvre. Tout est alors questions d’appartenance à une communauté, à un groupe, à une catégorie dans ce film et le personnage principal Paul doit bien choisir dans lesquelles se positionner. Maladroitement et par peur du rejet, il blessera, comme on s’y attend, les personnes de qui finalement il se sent le plus proche car l’apparence, ici, a toute son importance.

L’apparence d’ailleurs, celle du film est visuellement assez simple mais filme l’intime d’une sublime manière avec pour l’instant, la plus belle scène d’amour du festival. Les corps qui se découvrent alors qu’ils se sont effrayés, la bienveillance bouleversante avec laquelle les personnages se désirent et se rencontrent, et l’empathie présente à chaque instant font de leur idylle un point d’ancrage charmant à l’oeuvre. Pourtant, Port Authority demeure imparfait et malgré les faiblesses de scénario et de mises en scène, que l’on mettra sur le dos d’une première réalisation qui manque forcément d’un peu de précision, charme totalement dans son propos et son casting.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 854 fois
8 apprécient

emberthing a ajouté ce film à 1 liste Port Authority

  • Films
    Affiche La Femme de mon frère

    Cannes 2019

    Films vus durant le 72ème Festival de Cannes.

Autres actions de emberthing Port Authority