Come on, vogue

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Premier long métrage de Danielle Lessovitz nommé dans la catégorie « Un Certain Regard » au festival de Cannes 2019 : l’histoire d’une rencontre, certes, mais pas comme les autres. Paul rencontre Wye dans le quartier d’Harlem lors d’une soirée. Cette soirée est consacrée au voguing, style de danse urbaine né dans les années 1970. Le voguing est avant tout un mouvement, aux deux sens du terme, une danse et un mouvement culturel. Cependant n’est pas là le sujet du film, ici on expose une histoire d’amour entre un jeune homme blanc hétérosexuel et une jeune femme noire transgenre. Le sujet du film, histoire d’un jeune perdu dans sa vie et qui cherche ce qui le fera vibrer et se sentir vivre, n’est en soi pas difficile à aborder, c’est le fait de l’acceptation et l’amour d’autrui comme il est, ici, une jeune femme transgenre qui peut être plus difficile à aborder, et pourquoi ? Le sujet est au coeur des débats que ce soit en France ou à l’étranger, il existe encore des rejets envers la communauté transgenre. La réalisatrice se positionne alors vers l’acceptation de l’autre et cela est honorable. On trouve dans ce film une certaine délicatesse sur le sujet. Les plans du film jouent sur la dualité comme la différence entre ces deux jeunes, d’un coté les couleurs grises et fades des bâtiments de Harlem et les néons rouges, bleus et verts des soirées voguing. Les musiques sont au rythme des images surtout pendant les soirées où le son suit les mouvements de l’univers de la nuit. Ce film a du charme, ce film nous parle, nous invite à l’ouverture d’esprit et l’acceptation.
Merci pour ce film, merci pour ce message et j’espère revoir cette réalisatrice pour un prochain long métrage.

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