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Ce film traite d'un sujet très rarement abordé au cinéma et oh combien tabou dans nos sociétés, alors qu'il peut toucher un nombre relativement important de jeunes mamans.
Il s'agit de la psychose puerpérale qui se caractérise par une perte totale de repères, une grande difficulté à tisser un lien avec son enfant, une anxiété quasi-permanente, des hallucinations et des délires souvent paranoïaques.

Luce, est atteinte de ce mal étrange et je voudrais saluer l’interprétation brillante de Mélanie Doutey qui alterne moments de terreur, doutes, tentatives d'approche envers son bébé, moments furtifs de joie et délires. Son visage reflète étonnamment bien tout ce que Luce peut ressentir.

Le film est semble t'il très bien documenté car très réaliste.
Les efforts de cette jeune maman pour communiquer avec son bébé, malgré sa grand anxiété et sa détresse sont poignants.
L'enjeu autour de l'allaitement est notamment très bien décrit.
Ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle la dépression souriante, car Luce, comme beaucoup de mères atteintes, parait en effet très souriante au début, cachant bien ses symptômes.

Malheureusement, elle bascule vite dans l'incapacité totale de s'occuper de son bébé et même dans l’agressivité qui fait craindre le pire à son entourage.
Ses hallucinations (par ailleurs très bien rendues cinématographiquement parlant) se répètent, ses pulsions meurtrières également. Ses délires l'amènent même à imaginer sa propre mère lui faisant tout un tas de reproches (alors qu'on se rend compte plus tard qu'elle est décédée peu de temps après la naissance de Luce). Elle ira même jusqu'à reprocher à son mari et à sa belle-mère de vouloir l'empoisonner.

J'ai trouvé l**'étude du comportement des proches très intéressante et subtile**. Ils sont dans le désarroi et essayent plusieurs solutions pour faire face à cette folie de Luce.
Je trouve le mari (joué avec brio par Jalil Lespert) très empathique et attentif, mais il veut aussi protéger son bébé, ce qui semble naturel. La belle-mère (Françoise Fabian) essaye de maintenir le dialogue au début et se montre affectueuse, rassurante. Après, c'est vrai qu'elle semble effrayée par les symptômes violents de cette jeune maman et se concentre sur le bébé.

J'ai trouvé le film à la bonne distance, il ne juge pas. Je pense que la réalisatrice a voulu montrer jusqu'à quel point la psychose puerpérale peut s'emparer des jeunes mères et empêcher tout lien avec leur enfant, malgré leurs efforts et leurs éclairs de lucidité. Et effectivement, elles peuvent dans certains cas extrêmes se montrer dangereuses pour leur enfant.

Les premières séquences du film, notamment la scène de l'accouchement de la vache, sont intéressantes, car elles qui montrent la capacité le Luce à s'adapter et son caractère résistant, ce qui rend la suite d'autant plus incompréhensible.

La naissance d'un enfant peut réveiller en effet chez les jeunes mamans des névroses très enfouies. C'est le cas de Luce qui visiblement, avait un problème avec la disparition de sa propre mère, juste après sa naissance.

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