"Birds. Damn birds."

Avis sur Predator 2

Avatar VaultBoy
Critique publiée par le

La lecture enthousiaste d'un hors-série Mad Movies sur la licence Predator m'a convaincu de donner une deuxième chance à cet épisode qui ne m'avait pas laissé grande impression. Bien mal m'en a pris...

Bien sûr, il est difficile de passer après le chef-d'oeuvre de John McTiernan. Reprendre les thèmes musicaux et le côté badass ne suffit malheureusement pas à jouer dans la même ligue. Je veux bien qu'on me dise que Predator 2 n'est qu'une série B sans prétention, mais quand on sait qu'il a coûté le double de son prédécesseur, ça pique.

Alors on va pas se mentir, ce deuxième épisode s'avère plutôt fun avec son décor urbain propice aux cabrioles, sa violence R-rated et ses 50 jurons à la minute. L'arsenal du predator (lance, harpon, disque, filet...), bien que légèrement sous-exploité, fait plaisir à voir. Dommage que la mise en scène soit aussi quelconque, voire carrément ratée, comme la séquence particulièrement foutraque du métro.

Côté scénario, si le contexte de guerre des gangs permet de proposer d'amusants loubards cramés du ciboulot (coke pour les Colombiens, beuh pour les Jamaïcains), l'histoire se résume finalement à la traque du predator par un Danny Glover de plus en plus vénère. Comme tout flic de la LAPD qui se respecte, le mec aime enfoncer les portes fermées... mais aussi les portes ouvertes, à coup de répliques du style : "Danny's necklace !" (en retrouvant le collier dudit Danny), "Birds. Damn birds" (après un envol de pigeons) ou le fameux "1715..." (date inscrite sur le manche d'un pistolet).

Grosso modo, à peu près tout le cast est en roue libre, bien décidé à camper au mieux cette belle galerie de caricatures sur pattes. C'est rigolo, mais pas forcément fait exprès (à part Bill Paxton et le journaliste TV). Par ailleurs, voir le mythique chasseur fétichiste se faire désacraliser de la sorte, c'est rude. Rappelez-vous la ridicule scène de la salle de bain...

Terminons avec quelques jolies incohérences repérées à la volée : alors que son armure ne couvre qu'une partie très limitée de son corps, le predator n'est jamais blessé par les dizaines de balles reçues (sauf à la fin), sa vision infrarouge fonctionne sans casque (en contradiction totale avec le premier film) et son explosif de poignet ne se déclenche pas malgré la fin du compte à rebours. Diantre.

Espérons que The Predator de Shane Black remonte un peu le niveau !

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 21 fois
1 apprécie

Autres actions de VaultBoy Predator 2