Vatican III

Avis sur Priest

Avatar Socinien
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Trois fois, j'aurais vu Priest. Et trois fois, j'ai eu envie d'écrire une critique et de créer une avalanche de listes tellement c'est puissant. Et épique aussi.
La première fois, c'était au cinéma, et mes yeux ont pleuré à cause de la 3D miteuse et du prix prohibitif pour ces putains de lunettes pourries.
La deuxième fois, j'ai pleuré d'émotion de revoir Paul Bettany en 2D et en HD. Et donc j'ai ajouté un point.
La troisième fois, j'ai pleuré de lassitude et de fatigue. Pourquoi mon frère a-t-il voulu revoir ce film deux semaines après que je l'ai converti ? En plus, j'ai lu le manwa dont s'est tiré. Et je confirme, cela n'a rien à voir, mais c'est pas grave. De toute façon, les adaptations ne sont jamais fidèles, alors autant faire n'importe quoi. Cependant, j'ai encore rajouté un point parce que la chair est faible

Mes différents visionnages ont répondu à des questions que je ne m'étais jamais posées.

Que faire avec des vampires, des prêtres et des termitières ? Priest.
Que faire des avec le Dies Irae du Requiem de Mozart et des bikers ? Priest.
Que faire avec des motos, du sable, et des étoiles de Ninja dans des bibles ? Priest.

Une avalanche de clichés, de la psychologie de bas étage, de repiquages de Blade Runner (hommage, mon oeil), de nuages de cendres, de références bibliques au marteau piqueur, de filtres bleus quand ils sont dans des grottes et dans les villes, verts quand ils sont chez les nids de vampires (histoire qu'on se perde pas trop). Et pour le reste, un beau filtre jaune pour le désert.

Ce qui est bien avec les films de série B, c'est qu'on passe plus de temps à chercher où on a vu les acteurs auparavant (oh, Grimas et Eomer du Seigneur des Anneaux, Oh Bill Compton de True Blood, oh James de Twilight) et en comprenant pourquoi ils n'ont jamais les rôles principaux plutôt que de se concentrer sur les intrigues cousues de fil blanc.

Quelques idées assez drôles, surtout au début (les confessionnaux qui ressemblent à des WC chimiques, les chapelets qui servent de clefs électroniques pour rentrer chez soi)
Et puis bien sûr, Paul Bettany qui, avec une grosse croix tatouée entre les sourcils, prouve aux hommes de peu de foi qu'il peut butter des vampires avec classe et se barrer au soleil couchant sur une moto solaire (parce que maintenant les films de SF se doivent d'avoir une conscience écologique).

Un film à montrer au catéchisme, cela encouragera plus les vocations que La Passion du Christ de Mel Gibson."Parce que, avec ou sans le clergé, nous sommes toujours des prêtres".

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