On est pris de court par tant de médiocrité en un seul film....

Avis sur Pris de court

Avatar easy2fly
Critique publiée par le

Depuis l'excellent Victoria, je me suis pris d'une soudaine passion pour Virginie Efira et s'est en son honneur; et celui de Gilbert Melki; que je me suis rendu dans les salles pour voir Pris de Court. Je dois aussi avouer que ce mercredi étant très léger en sorties stimulantes avec des films comme Ghost in the Shell et Gansterdam, c'est un peu un choix par défaut.

Sa principale qualité et sa durée : 1h25 (presque comme London House avec une minute supplémentaire). A part ça, c'est assez mauvais (version soft). Le scénario est invraisemblable, voir catastrophique. Ils se sont mis à quatre pour pondre ça, c'est vraiment impressionnant. Les coupables sont : la réalisatrice Emmanuelle Cuau, Raphaëlle Valbrune, Eric Barbier avec la collaboration de Lise Bismuth-Vayssières. Apparemment, aucun d'entre-eux ne s'est dit à un moment "ouais, non mais là c'est vraiment n'importe quoi". A la limite, un seul scénariste, je veux bien comprendre, il peut avoir une absence de recul ou trop croire en lui pour se remettre en question, mais là.... L'histoire n'est tellement pas crédible avec des personnages manquent de profondeur et une réalisation scolaire, qu'on se met à sourire de dépit face à ce truc sans relief.

L'histoire est incroyablement pas plausible. Après le décès de son mari, Nathalie (Virginie Efira) a quitté le Canada pour s'installer à Paris avec ses deux enfants Paul (Renan Prévot) et Bastien (jean-Baptiste Blanc). Elle a un logement spacieux dans Paris, alors qu'elle débarque à peine, ce qui est en soit un exploit. Malheureusement, on rompt son contrat avant son premier jour et elle se retrouve sans emploi. En pleine crise, elle retrouve aussitôt un poste de serveuse, ce qui est un nouvel exploit. On est en plein science-fiction. Paul va découvrir la vérité et devenir un dealer et cambrioleur. Après avoir perdu la marchandise, il est sommé par Fred (Gilbert Melki) de rembourser le montant de cette perte. Nathalie va sortir les crocs et faire en sorte de sauver son fils de cette galère.

La perte de l'emploi mène à une situation sociale difficile, sauf dans ce film. La vie suit son cours et sans son abruti d'ado, Nathalie n'aurait pas de problèmes. Comme elle débarque du Canada, elle ne doit pas connaitre Pascal le grand frère. En une seule petite minute, il aurait remis en place cet enfant insolent et pas crédible. Car Renan Prévot est une sacré tête à claques, du genre à se manger un coude dès qu'il tente de se révolter en émettant des petits cris stridents sortant de sa bouche sans lèvres. Ses petites crises d'hystérie et de révolte offrent de merveilleux moments de fous rires, sauf que nous ne sommes pas dans une comédie. D'un côté, cela permet de mieux encaisser la médiocrité de ce film...

En épurant son film à l'excès, la réalisatrice et scénariste Emmanuelle Cuau, le rend insipide. Cela manque de réalisme et de relief. Les personnages ne sont pas intéressants, ils sont constamment au bord de la crise de nerfs et participent à l'image fragile des babtous. Que cela soit dans le drame familial ou le thriller, on se retrouve face à pas grand chose. Virginie Efira s'égosille pour sauver le long-métrage du naufrage et Gilbert Melki fait acte de présence. La caméra se perd parfois dans les rollers de cet ado sans cerveau de Renan Prévot, pour remplir le vide par le vide, résultat on s'ennuie royalement et on s'en tape des tracas de cette famille. Le final va finir par enfoncer ce truc, qui était déjà au fond du trou.

Ce n'est pas passionnant, jamais crédible, parfois risible et désespérément prévisible. Les critiques ont comparé le film au Gloria de John Cassavetes et Virginie Efira à Gena Rowlands, un peu de sérieux s'il vous plait, à moins que ce soit dû à la drogue, dans tout les cas, arrêtez vos conneries et rendez vos accréditions, merci.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 1135 fois
8 apprécient · 1 n'apprécie pas

Autres actions de easy2fly Pris de court