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Quand le rêve hypie devient réalité!

Oui, j'ai aimé ce film. Aux vues des notes et des autres critiques, je me sentais obligé d’en écrire une également, comme une justification au fait d’avoir apprécié cette œuvre!

Il s’agit là d’une première pour Eric Judor d’être à la fois devant et derrière la caméra sur un long-métrage sans son comparse de toujours alias Ramzy Bédia.

J’ai eu la chance en visionnant la filmographie de Quentin Dupieux de le voir jouer dans plusieurs œuvres sans son éternel binôme et c’était vraiment pas mal. Je n’ai malheureusement jamais eu l’occasion de regarder Platane, la série dont il est le réalisateur, qui, apparemment, semble directement marquée par sa collaboration avec le metteur en scène loufoque et qui est une réussite !

Aujourd’hui, il transpose la satire dans un long métrage avec brio à mon sens.

Mais que raconte ce film ?

Synopsis :
Jeanne et Victor sont deux jeunes parisiens de retour de vacances. En chemin, ils font une halte pour saluer leur ami Jean-Paul, sur la prairie où sa communauté a élu résidence. Le groupe lutte contre la construction d’un parc aquatique sur la dernière zone humide de la région, et plus généralement contre la société moderne, la grande Babylone. Séduits par une communauté qui prône le « vivre autrement », où l’individualisme, la technologie et les distinctions de genre sont abolis, Jeanne et Victor acceptent l’invitation qui leur est faite de rester quelques jours. Lorsqu’un beau matin la barrière de CRS qui leur fait face a disparu…la Communauté pense l’avoir emporté sur le monde moderne. Mais le plaisir est de courte durée…à l’exception de leur campement, la population terrestre a été décimée par une terrible pandémie. Ce qui fait du groupe les derniers survivants du monde.

Nous avons affaire ici à une satire du monde hypie et de l’utopie écologique dont le scénario est particulièrement brillant! On se retrouve donc au sein d’une minorité qui prône l’écologie, l’égalité et l’anticapitalisme confrontée au monde moderne que nous connaissons tous. Nous parlons bien de ce monde où règnent le racisme en tout genre, le sexisme, les inégalités, le capitalisme « marche ou crève », le royaume du glyphosate et des perturbateurs endocriniens, ce monde où 1% possède 99%... qui me font rager chaque jour un peu plus.

Voilà que cette petite communauté borderline se voit projetée au fondement de l’humanité puisqu’unique groupe survivant au monde ! Tout est alors rendu possible pour créer la société de demain.

L’histoire prendra vite la tournure d'une dystopie bafouant totalement la morale pour faire passer un message empreint de misanthropie jubilatoire!! En effet, elle apparait des plus réalistes : les donneurs de leçons chevronnés (auxquels j’estime faire partie) au pouvoir ne feront qu’aller toujours plus à contresens de leur idéologie, chacun à sa manière et tous les travers de l’espèce humaine transparaitront de fil en aiguille.
Voilà ce qui m’a séduit dans ce film !!

Pour le reste : la réalisation n’est pas parfaite, le jeu d’acteur est sympathique et passable dans ce genre. Les situations cocasses sont parfois lourdes mais frôlent à peine parfois l’humour bien GRAS de «Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu?», exemple parfait du travers de la comédie française.

Plot twist : le scenario n’est pas d’Eric Judor ! Ce dernier nous livre une prestation correcte tant en tant qu’acteur que réalisateur, ce qui est acceptable, le scenario se suffisant à lui-même ! Certains diront que ça aurait pu être mieux, moi je dis que ça aurait pu être pire !!

En résumé, ce film est une réussite : le scénario est intelligent, porteur d’un message dont on ne perd par le fil, c’est drôle, bien souvent lourd, mais pas indigeste ! C’est d’autant plus délectable que les comédies de qualité sont terriblement rares !!

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