Miraculeux.

Avis sur Punch-Drunk Love, ivre d'amour

Avatar Boubakar
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Quatrième film de ce génie qu'est Paul Thomas Anderson, Punch Drunk love est quelque chose d'apparemment très simple, mais il dégage un charme fou, et on serait presque tenté de vivre la même histoire que ce pauvre Barry Egan.

Ce personnage, campé par un Adam Sandler épatant, et dont l'échec commercial lui fera sans doute revenir à ses comédies pipi-caca; apparait comme très étrange au départ ; habillé d'un costume bleu, collectionnant les couvercles de pudding pour voyager alors qu'il est on ne peut plus casanier, et il parait très renfermé. Et pour clore le tout, il trouve un harmonium dans la rue, et le récupère sans que ça le tracasse.

Seulement, l'amour va frapper à son bureau et le changer totalement, mais en tout en conservant ses étranges manières, comme téléphoner à cette femme dans une rue complètement bondée, ou lui parler avec ses propres mots doux...

Cette simplicité est transfigurée par la mise en scène de PTA ; en effet, à l'image de la vie carrée et propre de Barry, elle demeure géométrique, avec des décors qui travaillent l'horizontalité et la verticalité, et de très intéressantes recherches de mélanges de couleur qui semblent représenter le psyché du héros.
Quant à la musique, basée en partie sur de l'harmonium, elle est souvent étrange, car très forte par rapport au volume général de l'histoire, mais elle a un point commun avec le film suivant de PTA, There will be blood, à savoir qu'elle semble organique, très orientée sur les martèlements, à l'image du harcèlement que subit Barry de la part de ses sept sœurs.

Mais ce qui me touche le plus dans ce film, c'est le caractère sacré et pur qu'a cette relation, car Barry semble enfin s'ouvrir à quelqu'un, s'intéresser à quelque chose d'autre que son travail, avec une Emily Waton que je trouve craquante au possible.
Et là où l'on sent une certaine humilité, c'est que le film n'hésite pas à emprunter les passages obligés de la romance, dite "mélo", avec une très belle fin qui emprunte un peu à Douglas Sirk dans ce que l'amour a de plus fort.

Outre le couple principal, n'oublions pas aussi le génial Philip Seymour Hoffman qui a un rôle secondaire déjanté, et tout ce que j'ai dit en fait un film très fort, qui fait souvent fi de ses codes pour un tirer plus qu'une simple comédie romantique.

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