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(...) Comme le laisse supposer son titre, PUZZLE est un film déconstruit, sur le modèle du film choral. On passe d’une histoire à l’autre de manière aléatoire sans pour autant se perdre. Car c’est bien le risque avec un tel film. Même si on ne s’attarde jamais sur un récit, passant d’une scène à une autre rapidement, on reste intrigué sur tout ce qui est présenté. Les intrigues apparaissent comme totalement indépendantes et se suffisent à elles-mêmes. Une impression suscitée par le recours à des mises en scènes variées. Notamment à Rome, avec Sean, qu’on retrouve durant tout le début de son histoire dans le bar Américano qui n’a d’américain que le nom. Avec lui Paul Haggis prend son temps. Il laisse son personnage assis au comptoir et l’observe. Peu de changements d’angles de caméra, celle-ci reste fixe devant les acteurs. Après plusieurs aller-retour sur les autres récits traités sur un mode plus actif, la vie de ce personnage avance enfin. En offrant peu de choses à chaque fois le réalisateur interpelle. Un sentiment de frustration se crée à chaque fois qu’on laisse Sean pour découvrir un peu de Michael ou de Julia, et inversement.

Bien que chaque histoire est différente il se dégage un sentiment commun. Une sorte de thème suffisamment vague pour laisser planer le mystère autour du réel sujet du film. On est ainsi rapidement happé par toute les intrigues. Comme un puzzle on découvre une vérité au fur et à mesure que les pièces sont mises à leur place. C’est particulièrement le cas avec la relation entre Michael et Anna. Le couple joue constamment au chat et à la souris. Ils semblent s’aimer l’un et l’autre sans pour autant parvenir à l’accepter. La terrible révélation finale sera la dernière pièce du puzzle permettant de lever le voile sur la complexité de leurs rapports. Cette relation se déroulant dans un hôtel, l’enfermement de ces personnages contraste avec les voyages incessant d’une ville à une autre. Entre Rome, Paris et New York on finit par oublier où l’on est. Car Haggis veut nous désorienter. Son montage toujours en mouvement maintient le rythme. Parfois une courte scène vient même couper une séquence entière pour nous garder captivé (...)


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LeBlogDuCinéma
7
Écrit par

il y a 7 ans

Puzzle
pphf
5
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