RECtrospective Apocrapytique.

Avis sur [REC] 4 : Apocalypse

Avatar Lyusan
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Pour défendre un minimum ce film, je vais devoir spoiler un max, alors te voilà averti, jeune malandrin. Et pas que le 4, je vais aussi parler du 2, du 3, de Fight Club et de la fin du Sixième sens. Et peut-être même de [REC] premier du nom (mais ça c'est moins sûr). Au fait je me suis rendu compte en écrivant que je suis parfois assez vulgaire alors désolé à toi qui me lit (connard).

Pour commencer je dois dire que je m'attendais à un film vraiment merdique, à cause d'une critique faite lors d'une avant-première d'une personne qui connaissait visiblement la saga dans sa totalité et qui semblait posséder les mêmes opinions que moi sur les trois films précédents.
On peut aussi considérer le fait que j'attends Apocalypse depuis son annonce qui date si je ne me trompe pas de peu après la sortie de [REC]2, c'est à dire ce qui me semble déjà une éternité (cinq ans déjà) ; et à vrai dire je m'attendais à autre chose d'un nom pareil. En fait, on s'attendait tous à autre chose, à une contamination générale, à l'échelle d'une ville, d'un pays entier, ou que sais-je encore ? Et on avait tous envie de ça, nous, les amateurs du premier [REC], juste parce que ce film est putainement sensationnel (et aussi à cause du nom "Apocalypse" évidemment).

Cela pose déjà plusieurs problèmes, dont un majeur, qui est celui des attentes qu'on peut se faire. Parce que, réfléchissons un peu et soyons honnêtes avec nous-même, [REC] avait-il besoin d'être une saga ? Les films suivants sont-ils justifiés par les événements qu'ils apportent au premier ?

Non.

Le premier film aurait gagné en reconnaissance si il n'avait pas eu de suites (qui le mettent toutes en valeur cela dit mais bon) parce qu'il aurait conservé ses ambiguïtés jusqu'au bout, tout en nous apportant des petites pistes d'explication concernant le "virus". (Un peu comme Blair Witch, sauf que Blair Witch c'est de la merde parce que c'est moche, mal écrit, mal joué et qu'il y a pas de chute. Merci quand même pour le buzz autour du concept du found footage.)

Fermons la parenthèse.

Je veux dire, repensez à cette scène finale du premier film, où ils regardent les journaux sur les murs de l'appartement... j'en ai presque des frissons en y repensant. On voit, on entend, on soupçonne, on se fige, on s'excite... on tremble presque. On ne comprend pas. On n'entrevoit seulement les choses. Et c'est ça qui fonctionne : cet aperçu, léger, d'une vérité qui se dévoile, d'un coup, presque par hasard, trop tard car on sent que c'est fini pour ces personnages... qu'ils ne vont pas tarder à se faire croquer comme les autres... tout ça à deux doigts de la vérité, de l'explication, là, trop rapide, pas assez intelligible, furtive. On sent la mort qui arrive, et va toquer à la porte, d'un instant à l'autre.
Si on en était restés à ça, [REC] n'en aurait-il pas été que plus génial ? Si tout le monde était mort et puis c'était tout, ça n'aurait pas été plus mal finalement, si ?

Parce que regardons que nous apportent par rapport au premier, les films suivants :
- Rec2 nous apprend qu'en fait c'est pas un virus mais de la possession démoniaque (déception pour les spectateurs biologistes).
- Rec3 nous apprend que la genèse, c'est qu'il n'y a pas de genèse, ou du moins "on en sait rien et on s'en fout, regarde j'ai une tronçonneuse".
- Rec4 nous apprend... que dalle ? Mis à part une petite explication sur le "parasite".

Et ça change quoi tout ça à notre perception du premier [REC] ?
QUE DALLE. La seule chose que ça change au niveau des infectés c'est qu'on peut faire appel à Dieu pour les bloquer (d'abord c'est ridicule et en plus c'est pas une connaissance qui se transmet de film en film donc on s'en bat proprement les testicules), qu'on ne saura jamais quelle est la vraie source de l'infection à part un ver de terre géant nommé le "konsépadoussassor".

Autrement dit, les suites du premier [REC] sont totalement dispensables d'entrée de jeu, je veux dire... même dans l'intention des réalisateurs.
Je veux dire que c'est voulu.

Parce que qu'on se le dise, je refuse de croire que des mecs qui ont aussi bien réussi le premier, que sont Plaza et Balaguero, ne peuvent pas faire des films qui n'apportent rien (à part du fric) sans en être parfaitement conscients.
Donc l'intérêt des films n'est pas là. Là, toi, lecteur attentif, tu me demandes donc légitimement "Mais oukilé alors ? Juste de faire peur ?".
Ce à quoi je te réponds : non plus ! Regarde bien, franchement ne sois pas de mauvaise foi, [REC]2 t'a fait peur ? Avec le mec qui fait la voix de L'Exorciste ? C'est EFFRAYANT ça ? Et les deux autres, n'en parlons pas, personne ne me contredira sur le fait que les 3 et 4 sont loin, très loin de foutre les pétoches. Tu peux sursauter une fois par heure, voire une fois par film. Après je ne vais pas aller jusqu'à dire que le premier est un monument de l'horreur, mais quand même, il y a une véritable putain de tension palpable, qui est je trouve parfaitement bien maîtrisée, ce qui n'est pas du tout le cas des suites.

Là tu te demandes pourquoi j'ai l'air de dire que les suites sont nulles alors que j'ai commencé par écrire que j'allais défendre REC 4. Ne t'impatiente pas, j'y viens.

Du coup, lecteur attentif, que je vais nommer Marcel, où penses-tu qu'il est l'intérêt de ces films ? "Faire du pognon ?". Ah bon tu trouves ? Parce que ça non plus je ne suis pas d'accord (un peu quand même).
Non moi je crois justement que c'est l'inverse (presque) et c'est pour ça que j'aime chacune des suites (à des degrés différents mais bon).

Parce que si vous regardez bien, toutes les suites... prennent totalement à contre-pied nos attentes. Et tentent de nous surprendre. C'est le point commun, le seul fil rouge, le vrai filament conducteur (oui bon t'as compris quoi) entre les trois suites. Démonstration :

  • Rec2 te révèle que c'est pas un virus. Exit l'ambiguïté. Quand tu vois Angela, t'as un peu de mal à y croire à sa survie, mais t'es content. Parce que tu t'es attaché à son personnage quand même, dans le premier. Et puis, elle est pas un zombie. Alors qu'est-ce qu'il se passe ? Et voilà, la fin te baise. Eh ouais mon pote, [REC]2 nous a baisé. On pouvait s'y attendre une fois qu'on la voit (tout de même) mais est-ce que tu attendais de la suite de [REC] qu'elle te baise ? Eh non.
  • Rec3 te fait croire qu'il va être filmé en found footage (mettons nous dans une situation où on ne sait presque rien sur le film avant d'aller le voir évidemment), et il se fout de la gueule du found footage. Exit le found footage. Le nom te fait croire qu'il va t'expliquer l'origine du mal. Parce que c'est ça hein Génésis. En plus il évait vendu à l'origine comme une préquelle (c'en est une). En quoi la préquelle est pertinente ? En putain de rien. Y a aucun putain de rapport entre les deux histoires, ça pourrait se passer après que ce serait pareil. Tu crois que ça va être un film d'horreur ? Eh non ducon, ça fait pas peur, ça n'essaye même pas de faire peur, Plaza t'a baisé mon gars. Il s'éclate avec une tronçonneuse, une armure médiévale et on en a rien à foutre de l'origine du mal. L'origine du mal, c'est la nuit des temps, c'est le Diable, c'est tout ce que tu veux. Génésis t'apprend que tu le sauras jamais. T'es encore baisé.
  • Rec4 s'appelle Apocalypse. Alors tu t'attends à une apocalypse. Et c'est sur un bateau isolé sur l'Atlantique, y a pas de putain d'apocalypse. Tu crains, logiquement, qu'Angela baise tout le monde, parce qu'elle est putainement possédée, elle fait un rêve dans lequel tu vois qu'il y a un truc dans son bide, tu te dis "putain elle va tous les crever", elle se comporte bizarrement TOUT LE TEMPS, et là des gens diront "putain elle joue mal Manuela Velasco, elle dit rien, c'est un faire-valoir" et tout et tout : c'est son PUTAIN de rôle de mal jouer, on la croit possédée par un PUTAIN de parasite et faisant semblant d'être paumée, presque muette, etc (lis le pitch du film qui est un putain de mensonge, bordel).
    Parce qu'on pourrait se dire, en connaisseur des films précédents, que le film est fait pour ceux qui prennent REC 4 en tant que film qui se suffit à lui-même, sans connaître les précédents : mais non, c'est justement le contraire. Autrement dit, plus tu connais la saga, plus t'es baisé, parce que plus tu crois connaître de choses (genre plus que les personnages qu'on voit dans les suites) plus les films retournent ce que tu sais, ce que tu penses ou ce que tu veux voir CONTRE toi.

Là Marcel je te vois te demander quel est l'intérêt de faire tout ça, de prendre nos attentes à contre-pied. Est-ce du foutage de gueule ? Oui et non. Oui car les films nous piègent et le font toujours plus ou moins bien, et non car en fait est-ce que Balaguero et Plaza nous ont promis des choses ? Jamais. Les attentes sont nées du premier film, des pistes, des noms... Une préquelle a pour but original d'expliquer l'histoire en cours, or c'est la préquelle qui t'explique le moins de choses. Une suite qui est décrite comme l'épisode final est censée conclure l'histoire en cours : elle ne l'achève en rien. A chaque parti pris, les critiques négatives augmentent, l'opinion est de plus en plus divisée, et tout ça donne quoi ?

Eh bien, de mon point de vue, ça donne une drôle de réflexion sur le cinéma, et particulièrement sur le cinéma d'horreur, ainsi que sur sa réception.
Réfléchissez, si Rec4 avait été une apocalypse à l'échelle d'une ville ou d'un pays... Pour la ville, on peut déjà en avoir un aperçu dans Rec3... Et finalement, ça aboutit à quoi ? A que dalle, parce que le périmètre est encadré. Et ça ressemblerait à quoi après sinon, à plus grande échelle ? A un putain de film de zombies comme on en voit partout et tout le temps.
Et puis si y a une armée d'infectés, vous m'expliquez comment on les arrête de manière chrétienne ? On invoque Dieu ? On met des prières à fond avec des basses taille building ?
Non, tout ça ne tient pas debout, pas plus debout que l'histoire ridicule de Rec3.

On peut du coup en venir à une réflexion sur le film de zombie lui-même... une contamination à l'échelle mondiale, c'est vraiment possible ? Regardez comment ça se passe avec un vrai virus... Les médias essayent de nous faire peur sans arrêt. On parle des coins dans lesquels les virus arrivent à "atterrir" à cause des mouvements de population...
La vérité c'est que la contamination mondiale, l'apocalypse à proprement parler, c'est un fantasme, un putain de mythe. Comme la genèse, trouver une origine au mal. Tout ça n'a aucun sens dans la réalité. Dans la réalité, quand il y a un virus, des mesures sont prises. On hésite pas à sacrifier des innocents pour la sauvegarde de l'espèce. On hésitera jamais.
C'est donc aussi une réflexion sur l'humain. Angela, elle se baladera jamais librement pour contaminer des gens naïfs. D'abord parce que c'est même plus elle qui contamine, mais surtout parce que personne n'a envie de prendre de risque. Et si sous couvert d'humanité, c'était juste de l'égoïsme ? Personne ou presque n'a envie de vraiment savoir d'où vient ce virus (dans les films), et le peu de gens on les fout sur un cargo sans moyen de revenir, et puis c'est tout.

Il n'y a que le spectateur qui veut savoir des trucs sur l'origine, ou qui veut voir l'apocalypse arriver. Dans la réalité, tout ça n'est pas possible, personne ne veut savoir, tout le monde s'en fout, ils ont qu'à crever. D'ailleurs, même ceux qui cherchent à savoir, c'est parce qu'ils suivent des ordres, un putain de protocole. C'est pour le cas où on serait pas obligés de laisser les gens s'entre-dévorer si un nouveau foyer d'infection apparaît...
On en vient même à une réflexion sur le mal finalement, plutôt que sur Dieu par exemple comme on pourrait le penser. Parce que si ça sert à rien de chercher l'origine du mal, c'est peut-être parce qu'il est partout non ? Les personnages sont des caricatures perverties, entre le soldat raciste, le professeur qui suit son protocole en dépit du bon sens, le geek pervers qui materait son idole à poil si il le pouvait avec les caméras, le gouvernement, et toi, toi le spectateur qui veut voir l'apocalypse, qui croit qu'il sait mieux ce qu'il va se passer que les personnages, qui croit qu'il peut connaître l'origine du mal... notre curiosité, elle est malsaine. Notre orgueil, il est mal placé. Notre envie, elle est pervertie. Le Mal est partout. On aura pas besoin de Dieu parce que l'homme ne laisse jamais de chance à autrui d'être sauvé. On doute d'Angela alors qu'à la base c'est sûrement le personnage le moins mauvais (mais avec sa curiosité maladive de journaliste du premier film, elle est quand même grave, avouons-le). Même notre empathie pour Angela est mauvaise en quelque sorte parce que c'est elle qui nous a piégé dans [REC]2. Rien n'est à sauver, c'est ça que représente le parasite, qui survit de manière totalement fantaisiste à tout ce qui se passe : le mal ne disparaîtra jamais, car il est absurde, et surtout il est dans l'Homme, putain. Le film d'horreur, lui-même, à lui seul, en tant que genre, nous met face à notre propre perversité. Alors les réalisateurs se moquent de ça, se moquent de nous qui nous situons mieux que les personnages alors qu'on est comme eux, se moquent des codes et nous mettent une fausse-fin-ouverte et une scène d'épilogue de teen movie. Qui a dit que Carpenter n'était pas si loin de tout ça ? Ah merde, c'est moi.

On peut aussi penser au thème de la foi de manière plus large, parce que finalement, on parle de possession démoniaque, mais il est où Dieu dans tout ça ? L'apocalypse, c'est pas censé se terminer sur la victoire du Bien sur le Mal ? Pourquoi le Mal survit aussi bien qu'Angela ? La genèse... l'apocalypse... Des références chrétiennes, donc. Est-ce que ces films ne seraient pas là pour dire que Dieu nous a abandonnés ? Qu'à force de ne plus croire en rien et de vouloir expliquer les choses rationnellement, nous avons perdu de vue notre moralité dans ce qu'elle a d'essentiel ? La genèse retrace normalement la création pour l'expliquer, et l'apocalypse arrive pour faire régner la justice (en résumant très très sommairement). Pourtant ici on a droit à, comme déjà dit, exactement l'inverse. L'absurde dans REC3 qui n'explique rien du tout, et l'injustice dans REC4 qui ne te trompe que davantage que les autres. On a donc une genèse et une apocalypse fausses, voire inversées. Parce que REC3 c'est l'histoire d'un foyer d'infection qui n'est même pas le premier puisque c'est pas l'histoire de la petite fille qui avait le parasite. Ce n'est déjà plus la création, au contraire c'est de l'arbitraire. L'histoire aurait pu se passer dans n'importe quel autre contexte, ça ne changeait strictement rien aux trois autres films.
Et si les [REC] étaient une satire de l'Homme et du monde moderne, qui croit tellement en lui et en son pouvoir d'explication, de rationalisation (dans les personnages et chez le spectateur) qu'il s'avilit sans même s'en rendre compte ? Et si c'était une satire de l'Homme qui a foi en ses connaissances alors que finalement il est juste un petit déchet et que tout le monde se trompe et trompe les autres ? Et que du coup, eh bien, on est plutôt risibles, tous, personnages, spectateurs. Tu m'étonnes que le film se foute de nos gueules.

On l'a cherché.

Au niveau des attentes on pourrait aussi parler de la caméra à l'épaule... Mais faut pas déconner, la caméra à l'épaule ça ne se prête qu'à l'histoire du premier. Déjà dans le 2, elle est utilisée d'une façon beaucoup plus arbitraire, avec les casques qui filment et les jeunes cons qui vont trop s'amuser, lolmdr. Là encore, rupture totale avec la réalité.
Finalement, le seul film en phase avec celle-ci, c'est le premier : le mystère, l'incompréhension, la mort, le gouvernement qui te laisse crever. CA, c'est la réalité. Les suites sont là pour non pas se moquer de nous, mais se moquer de nos attentes de spectateurs. En quoi ça aurait été intéressant d'avoir des films qui ressemblent au premier ? Ca aurait été complètement inutile. Apprendre l'origine du mal, ça nous aurait apporté quoi ? La remonter c'est sans fin, et ça c'est un parti pris de non-réponse déjà dans le 2. Le Mal c'est le putain de Diable. Tu veux remonter aux origines du Diable ? Quel intérêt ? Tu veux voir Dieu dans les suites ou quoi ? Non, Dieu ne nous aidera pas. Mêmes les hommes ne s'aident pas entre eux. Tout n'est que subterfuge et tromperie : les films nous trompent, les personnages n'arrêtent pas de se tromper entre eux... Et c'est ça la base des suites de REC.

Alors, avec de telles bases, évidemment que les films ont des GROS défauts. En soi, même pour le 2 qui est surtout préféré aux deux autres parce qu'il y a encore du mode found footage, ce ne sont même pas vraiment des bons films. Même pas des bons films d'horreur. Mais ce sont des bonnes suites, et dans cette perspective-là, REC4 s'intègre parfaitement. PARFAITEMENT. Et ça me paraît évident, à quel point il est impossible de considérer les films séparément et en tant qu'oeuvres à part entière, car on voit très bien qu'il y a un jeu de références permanent entre elles, et tout ça n'a presque plus aucun lien avec le [REC] originel. Chacune des suites visionnée séparément n'a aucun intérêt du tout.

Dans le 2 comment tu fais pour ne pas douter à 2000% d'Angela si tu t'es pas attachée à elle dans le 1 ? Plus le found footage pas crédible... Et le 3 tu t'attends au minimum à un film d'horreur juste à cause de l'existence des deux films précédents, mais si tu les as pas vus, même le nom du film tu peux pas vraiment le comprendre. Et le 4, faut vraiment être con pour aller le voir sans avoir vu au moins les deux premiers non ? Mais là forcément si c'est le cas, le twist sur le parasite ne marche pas, tu te dis que l'actrice est mauvaise et tu vois juste que la caméra bouge dans tous les sens, que le film s'appelle REC et qu'il y a pas de found footage, que ça fait pas peur, etc. Alors que quelqu'un qui a suivi la saga au fur et à mesure va forcément avoir des attentes vis à vis du film qu'il va voir et que les films jouent tous à 100% sur ça. Et bien sûr les défauts évidents du film on les voit, mais tu vois aussi la façon dont le scénario s'adresse à toi, et quel est le message qui ressort de ça. Même de cette fin ouverte complètement à chier, qui est carrément une putain de vanne, sérieusement. Evidemment que ça n'appelle pas de suite, c'est un putain de poisson qui gobe un putain de ver de terre ! C'est une putain de blague de merde ! Et il y en a encore qui croient que ce film s'est pris au sérieux ??? Aucune des suites de REC ne me paraît sérieuse, le 2 un peu plus, mais maintenant qu'on a le 4 et qu'on peut avoir du recul sur la saga dans son ensemble on voit bien que rien n'est vraiment sérieux depuis le moment où les suites ont commencé à voir le jour il y a cinq ans.

Oui Marcel, tu as raison je m'emballe, je vais un peu loin, je me répète parfois... et cette critique est déjà mille fois trop longue, mais il faut me comprendre dans ma démence : j'adore [REC] et j'arrive à aimer [REC]2, [REC]3 et même [REC]4.
Et des trois films, c'est même sûrement ce dernier que je préfère, parce que c'est le plus osé en tant que suite finalement, le plus couillu (avec la scène intégrée au générique la plus couillue que j'ai vu de toute ma vie).
Peut-être le moins bon film aussi.

Mais une parfaite conclusion.

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