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Jamais sans mon colonel.

Avis sur Rambo III

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Avant de conclure momentanément les aventures du boxeur le plus célèbre de Philadelphie, Sylvester Stallone offre à ses fans un troisième volet de son autre personnage fétiche, John "C'est pas ma guerre" Rambo, avec toujours le même ennemi dans le viseur.

Nous avions quitté notre fier guerrier au brushing flamboyant en pleine restructuration viêtcong. Le voici désormais charpentier chez les moines bouddhistes, ce qui ne l'empêche pas de se passer les nerfs en fracassant du thaïlandais lors de combats clandestins pas si clandestins que ça, vu que son cher colonel arrive à le retrouver les doigts dans les nez. Ce dernier, après lui avoir expliqué que s'il est légèrement irascible, c'est génétique et c'est pas la faute à l'armée, lui demande gentiment de venir avec lui casser du ruskof.

Aucune surprise à l'horizon, nous savons dès le début que Rambo finira par accepter la mission, pas pour lui, pas pour son pays, encore moins pour les "fiers guerriers afghans" auxquels le film rend hommage à la fin (avant de les envahir quinze ans plus tard) mais bel et bien pour les beaux yeux de son colonel prisonnier des cocos, principal ennemis de l'Amérique à cette époque, et donc de Sly.

Déjà mis à mal dans le volet, le message initial véhiculé par le film originel a ici complètement disparu, au profit d'une vibrante démonstration de la toute puissance américaine. Le film a beau tenter de noyer le poisson avec son héros solitaire et en mal de patrie, les intentions sont claires comme de l'eau de roche. D'autant que Rambo 3 en profite pour lancer un message foutrement hypocrite à son adversaire venu du froid, clamant haut et fort que les blessures du Vietnam sont désormais guéries et que l'Amérique en a tiré une leçon.

Passé un fond franchement nauséabond, Rambo 3 n'en reste pas moins drôle, une fois tout cela remixé au second degré. Confié au vieux briscard Peter MacDonald, en remplacement d'un Russell Mulcahy viré au bout de quelques jours pour avoir eu l'outrecuidance de vouloir soigner l'image (on croit rêver), ce troisième volet fait le boulot sans trop se forcer. Relativement spectaculaire pour l'époque et plutôt bien torché, il est cependant d'une connerie transcendantale le rendant par moment irrésistible.

Puant et très gland, Rambo 3 est un gigantesque chant d'amour à la gloire de l'Amérique, mais aussi une comédie romantique très drôle, correctement shootée et bénéficiant de quelques dialogues sympathiques. Où l'on apprend d'ailleurs que Rambo aime bien tout ce qui fait de la lumière bleue.

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