— C’est pas au Labeouf qu’on apprend à faire la grimace ! —

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« Un film de Spielberg sans audace, déjà vu, cousu de fils blanc, dépassé et vulgaire — Steven se met à faire du porno 2.0 ... »

.Si l’on regarde la filmographie de Steven Spielberg, nous ne pouvons qu’ademetre que le Monsieur fait partie intégrante de notre imaginaire collectif ne serais qu’à travers un “Dents de la mer “, “E.T”, “Indiana Jones”, “Jurassic park” et dans ces cas là on parle de réalisation, car en matière de production l’homme fût souvent là où les influences se faisait aussi.
Ajoutons que chaque genre du quel il s’est essayé avec plus ou moins de génie (ne serais que dans la mise en perspective) était bien souvent avant-gardiste dans le sous-propos malgré des intrigues paraissant parfois simpliste (qu’oblige souvent le format blockbuster Hollywoodien), mais pouvant toujours être tiré vers du symbolisme profond et un sens du drame humain réel.

Ce pourquoi, jusque-là, je n’avais jamais ressentie que l’on met pris pour un consommateur lambda accompagné par la main dans l’un de ses films.

.Alors certains diront qu’il y a eu Indiana Jones 4, BGG, Pentagon Papers... Mais ceci n’est qu’affaire de goût après tout. Là où je suis franchement déçus, c’est que pour moi, nous assistons au premier mauvais film de Spielberg. Car ceci n’est pas un film mais un produit, mal cousu, une intrigue vide, des personnages creux ; sur-usé d’une technologie dépassé, en plus d’être moche et sans aucune finesse — Où est la patte artistique des jeux vidéo qui ont une âme ? Il n’y a aucun créateurs qui ferait appel à la créativité singulière derrière ce film, seulement l’alliance du racolage pornographique d’internet et de sa culture fast food porté par ceux qu’on aimerait appeler à tout vas les « geeks ».

.Oui les plans sont fluides, la caméra est dans les mains dun chef d’orchestre, mais ca ne suffit pas. Rien n’est réaliste, rien n’est avant-gardiste, pas grand chose n’est cohérent ni inspiré. Génération youtube vous ne pouvez être qu’endoctriné pour adhérer à ça...

Références sur références jusqu’à ne plus pouvoir rien assimiler, les règles s’imposant d’elles-mêmes au fur et à mesure du récit, les clichés les moins subtils déversé de par-en-part ; quelle diversité ?

.Si je suis honnête, il y a une partie que j’ai trouvé intéressante — Maline, bien inspiré et où j’ai même pu prendre un certain plaisir : c’est celle de Shining.

« Malheureusement le plaisir n’est utile et non futile que s’il prévaut à un désir bien réel, et non, à un plaisir de "simple" accoutumance... »

Fin de séquence, arrive le bals des zombies. Encore une fois facile, peu inspiré, peu interessante, en un seul mot : dégueu-lassante

(Il faut avoir vu shinning pour vraiment apprécier l’entièreté de la séquence, au-quel cas vous risquez de vous retrouvez dans la peau de l’avatar honteux que l’on culpabilise avec mépris de son ”inculture”).

« On flatte ceux qu’ils faut flatter et on perd en chemin ceux qui n’ont pas grand “intérêt “»

.Le fil rouge et la mise en forme m’a très rapidement fait penser à Arthur les Minimoys ; qui se voudrait être une version plus « mature » de celui-ci. Porter par une intrigue à la Charlie et la chocolaterie. Le mélange des genres ne me dérange pas et il est même logique ici, mais franchement j’ai trouvé ça juste gênant.

Rien n’est bien tangible dans cet univers, et là je parle de la ”dites” réalité car la virtualité d’oasis, elle, n’arrive même pas à la cheville d’univers de jeux-video déjà existant d’aujourd’hui et d’hier. Pour un film d’anticipation, c’est un comble...

Des avatars sans vie, passons sur le charisme. Un univers sans poésie ni réel envie. Une coquille vide, comme son intrigue, comme sa finalité, comme sa morale à deux balles qui sonne dans le ”vide” (ce mot reviens souvent quand il s’agit de définir ce film, pourtant remplis à ras-bord d’informations inutiles en tout genres) — Vacuité.

.Des images et des références qui harcèlent agressent sans cesse. Violant toute tentative d’ouverture au grand public d’une image plus profonde que tout les poncifs que l’on impose la plupart du temps à travers les médias de masse.
Ce produit est mortifère.

Mais quelqu’un avait déjà prévenu :

«Quand vous arrivez, vous réalisez que vous ne rencontrez pas le Spielberg dont vous aviez rêvé, mais un réalisateur qui est entré dans un stade différent de sa carrière. Et c'est moins un réalisateur qu'un putain de chef d'entreprise.»
Shia Labeouf.

C’est donc en parlant de Labeouf que je finirais par une digression, citant ceci :

« Une Grenouille vit un Bœuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle qui n'était pas grosse en tout comme un œuf,
Envieuse s'étend, et s'enfle, et se travaille
Pour égaler l'animal en grosseur,
Disant : Regardez bien, ma sœur ;
Est-ce assez ? dites-moi ; n'y suis-je point encore ?
Nenni. M'y voici donc ? Point du tout. M'y voilà ?
Vous n'en approchez point. La chétive Pécore
S'enfla si bien qu'elle creva... »

« Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages »

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