"Red Red Blue Yellow Green Yellow Blue Red Green Blue".

Avis sur Rencontres du troisième type

Avatar Lucas Hueber
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Le début est un peu chiant, faut dire ce qui est. Quand on découvre tout plein d'avions de la seconde guerre mondiale en plein désert mexicain, et qu'on pipe que dalle au bordel. La suite est mieux, puisqu'elle amène une approche plus psychologique du phénomènes des extra-terrestres (ce que ne fera pas, par exemple, Spielberg himself dans E.T. ou Shyamalan dans Signes). Roy Neary pète une durite et se prend à rêver d'une autre vie. En même temps, on le comprend, hein. Sa femme qui pipe que dalle et des gosses chiants, t'as juste envie de te barrer. Et sérieusement, sa baraque elle est moche. Je sais pas si le ressenti aurait été pareil dans les années 80, mais là...

Et, contrairement à Signes, on ne tombe pas dans du surréaliste affreux et du symbolisme dégueulasse. Pour être honnête, je ne suis pas un grand fana de Spielberg (surtout qu'il a produit cette horreur cinématographique qu'est Super 8), mais cet homme est talentueux. Ce film l'est. Il est juste un peu long. C'est pour ça que je me suis endormi, juste avant que le vaisseau atterrisse et que les militaires en descendent (encore un symbolisme un peu lourdingue, je trouve, cet aspect de dire "on honorera TOUS les soldats de notre pays, peu importe où ils ont trouvé la mort"). J'ai quand même bien ri au moment de la partie de Simon géant entre le petit scientifique pianiste et le vaisseau géant. Assez cocasse.

Les quelques longueurs de ce film sont à mettre au compte d'une trop forte présence de la recherche rationnelle, les scientifiques qui essaient de tout s'accaparer sans en laisser une miette aux autres. Et là, ça devient lourdingue, quoique nécessaire.

Dernière chose, après je vous laisse retourner vous palucher devant le palmarès de ce cher Steven, j'ai extrêmement bien aimé ce film, car c'est le seul je crois, qui a pris l'option "Et si on mettait toute la planète en bordel pour que le vaisseau puisse atterrir peinard aux States ?". Parce que d'accord, Signes (ouais, je sais, ouais) parle de la tourmente d'un pasteur et de sa détestation de la foi après la mort de sa femme. Mais c'est pas une raison pour oublier qu'il y a toute l'humanité derrière, bordel !

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