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A force de regarder des films dits choc j'aurais casé trois catégories : ceux qui au final n'alignent que quelques scènes qui font plus ou moins froid dans le dos (pour prendre un exemple Trainspotting (qui reste un excellent film)), ceux qui au contraire font dans l'excès et deviennent irréel (les suites de Saw (car Saw premier du nom se case lui dans la troisième catégories)), et enfin ceux qui trouve un juste milieu, et choquent, ce qui est le minimum syndical pour un film-choc. Requiem For a Dream, le film qui a révélé au grand jour un certain Daren Aronofsky (les films de drogués serait-ils toujours des révélations ?(Johnny Depp pour Las Vegas Parano, Ewan McGregor dans Trainspotting)), se place d'emblée dans la troisième catégorie, pour la bonne et simple raison que, si je peux bien dire quelque chose sur ce film, c'est qu'on en ressort pas indemne. Dans le contexte de personnages ayant (plus ou moins) un rêve, le plus fixe étant celui de Sara Godfard, le spectateur se lance dans un trip aussi délirant que tragique, qui ne se définit pas par un genre mais plutôt par un style : accélération du mouvement, ralentissement du mouvement, changement de plans, de photographie, ou encore d'ambiance souvent radicaux, répétitions, scènes en vue à la troisième et... Heuu... Disons deuxième personne (sur ce point-là regardez le film et allez savoir...)... Bref, nous sommes dans la tête des personnages, et on èspèrerait presque qu'ils réussissent, même si on sait qu'ils sont en train de s'auto-détruire, et que le pire est encore à venir... Le film, qu'on aura par plusieurs fois comparé à Trainspotting, mais ça j'y reviendrai plus tard, est départagé en quatre parties pour les quatres saisons qui se déroule dans le film, et entame alors une descente aux enfers, devenant de plus en plus dur au fur et à mesure que l'"intrigue" se dévoile, et ce jusqu'au dix dernière minutes, cruelles, choquantes et éprouvantes, déprimantes et même démoralisantes, comblant donc l'ambiance déjà inquiétante du film, ce qui est justement une des raisons pour lesquelles je m'abstiens de comparer Requiem For A Dream à Trainspotting, qui est un film où on est en fait souvent tranquille, par son ambiance déjantée, tout le contraire de Requiem For A Dream qui nous "écrase" par son ambiance pesante et sans relâche, deux points chacun contraires de l'autre, mais qui sont pourtant les plus grandes qualités des deux films, ce qui prouve en un sens leur différence d'univers, même centrés sur le même contexte, la drogue, Requiem for A Dream étant lui axé, pour rajouter une énième différence, sur toutes les formes d'addiction (l'addiction aux jeux télés, qui est seulement cité dans Trainspotting, voit son apologie dans Requiem For A Dream), Trainspotting se "limitant" à l'héroïne ; Mais malgré tout, pour finir la comparaison sur une ressemblance, la scène de trip de Sara Godfard (où elle voit son émission télé débarquer chez elle), renvoie, même si c'est indirectement, à la scène du soeuvrage de Renton dans Trainspotting. Mais bon, pour conclure cette comparaison, alors que Trainspotting ne propose "que" quelques scènes trips, dont la plupart sont à prendre au second degré (la scènes dans les toilettes), Requiem for a Dream est en entier conçu comme un trip qui prend encore plus au tripes, par son côté tragique (ou comment lier jeux de mots pourris et rimes dans la même phrase !). Bref, pour se recentrer sur le film, et pour ansi dire les acteurs, autant dire que ce n'est pas extroardinaire, à part pour ce qui est de Ellen Burstyn (qui joue Sara Godfard), mais il faut savoir que le casting n'est pas vraiment une chose importante dans ce film. Le final, qui n'aura pas manqué de me faire pleurer comme une baleine (ça fait du bien de savoir qu'on est pas un être impassible et sans aucun sentiments), et je ne suis pas le seul, est accompagné du thème principal du film, devenu célèbre, déjà entendu plusieurs fois durant le film, est sûrement une des meilleurs musiques de films que j'ai pu entendre en ce moment (avec Voyage Au Bout De L'enfer), et tellement bien en accord avec le film, rien qu'entendre la première note peut vous plonger dans l'ambiance triste et déprimante du film, qui n'en reste pas moins une énorme claque, sûrement une des plus grosses que j'ai reçu en regardant un film, et un chef d'oeuvre, un des meilleurs films sur la drogue jamais réalisé ! conclusion : Quand un film vous remue autant que Requiem For A Dream, , vous savez que ce film n'est pas commun. Et Requiem For A Dream est, non seulement un chef d'oeuvre, mais surtout un chef d'oeuvre hors du commun : mise en scène qui nous fait réellement entrer dans les idées et la tête des personnages, et un final grandiose, suivant une scène cruelle, et qui nous fait nous assurer que Daren Aronsofsky a un très grand talent. Toutefois, âmes sensible s'abstenir, et si vous voulez tout de même vous lancez, je vous dit préparez vos mouchoirs...
Requiem for a Dream
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