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Retour vers le futur

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Ressortez vos vieilles converses, votre veste en jeans et surtout n'oubliez pas votre ghetto blaster. Aujourd'hui, on prend la DeLorean pour atteindre 88 miles à l'heure. Parce qu'on retourne le 23 octobre 1985, date de la sortie du premier volet de la trilogie cultissime et (on peut le dire) une des seules trilogies parfaites du cinéma, je veux bien sûr parler de Retour vers le Futur. Difficile de faire la critique d'un film adoré par tant de personnes (moi le premier), c'est un peu comme si on écrivait par exemple une critique de l'Empire contre-attaque.

En 1985, le jeune Marty MacFly (Michael J. Fox) est déçu par sa situation familiale. Son père est un véritable loseur qui se fait mener par le bout du nez par Biff Tannen. Sa mère a pris de l'embonpoint et alcoolique. Pour se divertir, Marty passe la plupart de son temps avec sa copine Jennifer mais surtout avec le Docteur « Doc » Emmet Brown (Christopher Lloyd) qui a mis au point une machine à voyager dans le temps à partir d'une DeLorean.

« Hé, attendez un peu, Doc. Est-ce que j'ai bien entendu ? Vous dites que vous avez fabriqué une machine à voyager dans le temps... à partir d'une DeLorean ?
- Faut voir grand dans la vie ! Quitte à voyager à travers le temps au volant d'une voiture, autant en choisir une qui ait de la gueule ! »

Il se voit obligé d'aller en 1955. Et c'est là que ça pose problème. Il met en péril sa propre existence où sa mère tombe amoureuse de lui à la place de son père. Il fera alors tout son possible pour que George MacFly conquière le cœur de Lorraine.
Et c'est là où Retour vers le futur arrive à se démarquer des autres films qui traitent du voyage dans le temps. Car non seulement il parle du paradoxe temporel d'une façon assez particulière puisqu'ici le voyage se passe dans un espace-temps assez réduit (30 ans) et Marty pourra donc influer sur son propre futur, mais aussi parce que Zemeckis aborde ça non seulement avec humour et légèreté mais avec une intelligence rare qui a permis au fur et à mesure des années (et là je parle de nos années, pas celles du film) de visionnage de se forger une véritable mythologie qui a su traversé les 3 générations actuelles.

Robert Zemeckis, pour qui c'est son quatrième, en est déjà à sa deuxième collaboration avec Monsieur Steven Spielberg. La réalisation n'est pas transcendante mais cependant ultra immersive et même après de nombreux (de mon coté je dirais pas loin d'une vingtaine) visionnages, on est toujours pris dans l'histoire.

Après 25 ans, force est de constater que les effets spéciaux n'ont pratiquement pas pris une ride. Mais le travail principal de Zemeckis ici est bien sûr le scénario. Car celui-ci en plus d'être cohérent et extrêmement bien foutu reste un exemple d'originalité, enchaînant les quiproquos et mélangeant fantastiques, nostalgies (Mr. Sandman, give me a tree) et humour. Aussi, le réalisateur de « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? » a su parsemer son film de touches historiques très agréables, par exemple au moment où Marty casse la trottinette du garçon pour n'en utiliser que la planche (le skate board a été inventé vers le milieu des années 50, on ne sait pas vraiment comment) ou encore quand Marty joue Johnny B. Good (scène d'anthologie) et où Marvin Berry fait écouter ce « son nouveau » à son cousin Chuck... Chuck Berry. Il est évident que Michael J. Fox et Christopher Lloyd jouent ici le rôle de leur vie. J. Fox a d'ailleurs été révélé par ce film et nous livre tous les deux une prestation incroyable. Les seconds rôles ne sont pas à mettre de côté puisque la charmante Emma Thompson, Crispin Glover et Thomas Francis Wilson sont tout bonnement excellents. Après la trilogie Retour vers le futur, Michael J. Fox jouera deux rôles presque aussi marquants, dans « Mars Attack » et l'excellent « Fantômes contre fantômes » de Peter Jackson. Il est maintenant hélàs atteint de la maladie de Parkinson dont il est complètement investi. Ca reste néanmoins un acteur phare des années 80 et 90.

N'oublions pas enfin de saluer l'excellente version française du film réunissant trois pointures du doublage, Luq Hamet, Pierre Hatet et Richard Darbois qui tous les trois nous offrent des scènes d'anthologies aux dialogues cultes.
Retour vers le futur premier du nom est donc un monument du cinéma des années 80, un véritable blockbuster, sans temps mort aucun, mené par deux excellents acteurs. Film à voir et à revoir sans cesse, puisqu'il n'a pas pris et ne prendra probablement pas une ride. Et même si les deux autres volets de la saga n'égaleront jamais le premier, ils n'en restent pas moins excellent.

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