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Deux choses me font rire quand on parle de "Réussir ou Mourir", biopic inspiré de l'histoire de Curtis Jackson, alias vous savez très bien qui. La première, c'est la faculté de certaines personnes à vouloir le comparer à "8 Miles", comme si l'amitié des deux rappeurs (50 et Eminem) devaient évidemment amener à une comparaison entre les deux longs métrages. Je conçois bien entendu le manque de connaissances que peuvent avoir les critiques sur la vie et les moeurs de nos deux américains, mais comparer un film sur les guérillas urbaines de New York, déboires d'un rappeur n'en ayant pas l'ambition et un autre sur la solitude d'un homme condamné à subir les frasques de sa mère, embourbé dans une ville de Détroit qu'il ne parvient plus à reconnaitre, c'est fort... Pour Eminem, chaque moments est une chance à saisir. Pour l'autre, chaque moments est une chance de se taper moult femelles, le tout sur un lit couvert d'or. Vous voyez le genre ?

La deuxième, c'est l'envie actuelle de jeunes éphèbes de critiquer monsieur Cent, 50 Cent, puisque de toutes évidences nos chérubins made in 2014 se complaisent à regarder un film d'un artiste qu'ils adorent critiquer. Perso, ne pouvant aucunement supporter le visage fifrelin de Justin Bieber entre deux extas(i)es en concert, je ne m'amuserais pas à regarder son chef d’œuvre. Bref, pourquoi nos jeunots s'infligent-ils pareil souffrance ? Passez votre chemin, dudes !

Pour les amateurs, "Réussir Ou Mourir" reste un film bling bling, sanglant, à l'image de son acteur principal qui à défaut de jouer comme Christian Bale ou Clint Eastwood, nous offre une prestation intéressante et une plongée au cœur des rues de New York. On n'échappe pas aux clichés habituelles du ghetto, certes, prônant la rivalité épique des gros balaises afro américains face aux vicieux mexicains moches et méchants, le tout saupoudrée d'Hip Hop et de références à la vie de Jackson. Mais on pouvait s'attendre à pire, bien pire, et le casting (Terrence Howard, 50 himself, Adewale Akinnuoye-Agbaje ou encore Bill Duke) reflètent à merveille l'esprit des gangs black de cette génération.

A la réalisation, Jim Sheridan est impeccable, sans fausse note, à l'instar de la bande son signée et choisie par 50 Cent, que je conseille évidemment aux amateurs de Hip Hop d'hier (séquences KRS One) à aujourd'hui (Lloyd Banks). Une belle aventure dans les méandres d'un biopic qui souffre de la concurrence d'8 Mile, mais qui gagnerait vraiment à être connue pour elle même. Car oui, malgré sa réputation, 50 Cent est aussi capable de faire réfléchir (si si, je vous jure).
ElNuggets
7
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easy2fly
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