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8/10 ? Une explication s'impose, je crois. Oui, j'adore ce film. Oui, c'est une vrai merde presque prétentieuse avec des références très pompeuses. On ne sait pas très bien ce qu'a voulu faire Guy Ritchie, un film de genre ? Un private joke ? Un délire sous l'effet de je ne sais quelle substance illicite ? Parfois on dirait que le film a été écrit à l'envers, c'est-à-dire qu'il a été écrit volontairement pour embrouiller le spectateur. Mais Ritchie n'est pas Tarantino et encore moins Lynch. C'est un fait. Faut l'accepter et rentrer dans son jeu. Il a voulu sans doute essayer quelque chose, se faire plaisir. Sans doute...

On rentre alors dans un film qui n'a pas d'époque ni de lieu. On se croirait quelque part à Las Vegas; quelque part au début du 21ème siècle. Mais ce n'est pas le cas. Ou plutôt, on n'en sait foutrement rien et c'est voulu car le film se veut intemporel (oui, c'est pompeux) et omnipotent (pompeux je vous dis). Allez, acceptons. Mais le film est définitivement une fable sur la Peur et la Nature Humaine.

Le film tourne autours du concept de l'arnaque dans le sens le plus absurde. Ritchie y injecte une dose de Fight Club, avec le célèbre principe du « Quand tu ne possèdes plus rien, à cet instant et seulement à cet instant, tu es libre », qu'il mélange à son sujet fétiche : les petites frappes qui se prennent pour des gangsters.

On a donc Mister Green qui est sujet à un syndrome de multiple schizophrénie lui permettant de s'arnaquer lui-même jusqu'à se déposséder de tout ce qu'il a par toute sorte de procédé absurde, pour finalement arriver à sa fin : la vengeance. Une vengeance construite par le peur. Une vengeance qui utilise une seule arme : l'esprit et par dérivé, la manipulation.

Le film sème ainsi une multitude de petits indices permettant de reconstituer le puzzle. Il y a d'ailleurs beaucoup de concepts imagés dans le film qui sont présents pour brouiller le spectateur dans un premier temps et rendent ainsi le film incompréhensible. Mais une fois qu'on fait la part des choses entre le « réel » et les scènes imagées, la structure du film se clarifie. Mais il reste néanmoins un éloge à l'absurde.

Pour conclure, oui, je l'ai regardé... un certain nombre de fois car je tenais à comprendre. On ne réalise pas un film sans raison que diable ! Mais une chose est sûre, tout le monde s'accordera à dire que se convaincre de comprendre ce film est peut-être cela, la vraie arnaque...
soyphrenn
8
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il y a 12 ans

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4 commentaires

Revolver
CREAM
9
Revolver

Critique de Revolver par CREAM

Je défendrais ce film jusqu'à ma mort je crois. Je connais personne l'ait apprécié, tout le monde le regarde et après dit : "c'est nul à chier" sans même faire l'effort de comprendre ou de se...

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il y a 11 ans

26 j'aime

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Revolver
soyphrenn
8
Revolver

Critique de Revolver par soyphrenn

8/10 ? Une explication s'impose, je crois. Oui, j'adore ce film. Oui, c'est une vrai merde presque prétentieuse avec des références très pompeuses. On ne sait pas très bien ce qu'a voulu faire Guy...

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il y a 12 ans

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Revolver
krawal
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Revolver

Critique de Revolver par krawal

Une parodie/caricature de Guy Ritchie. Dommage que ce soit réalisé par lui, c'est tout de suite moins drôle.

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il y a 11 ans

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Revolver
soyphrenn
8
Revolver

Critique de Revolver par soyphrenn

8/10 ? Une explication s'impose, je crois. Oui, j'adore ce film. Oui, c'est une vrai merde presque prétentieuse avec des références très pompeuses. On ne sait pas très bien ce qu'a voulu faire Guy...

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il y a 12 ans

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Robin des Bois
soyphrenn
3

Critique de Robin des Bois par soyphrenn

- Bon, Ridley, tu veux faire quoi pour ton prochain film... - Bah, je vais faire «Gladiator 2, le retour», j'y pense depuis un moment... Et j'ai Russel Crowe sous là main. - Euh... mais Maximus meurt...

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il y a 11 ans

19 j'aime

3

Mirage
soyphrenn
4
Mirage

La fin fait écrouler tout le film...

Hélas, comme souvent dans ce genre de film spatio-temporel, le réalisateur et/ou son scénariste ne comprennent pas ce qu'ils écrivent. Ca se profilait pourtant bien. Malgré un début très poussif qui...

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il y a 3 ans

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7