Ciné-Kloub Marseillais: Kench "in" et Ukh (droit au) bar constituèrent un appât, tôt.

Avis sur Ricky Bobby, roi du circuit

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Joie, félicité ! La première du ciné-club Marseillais donc eu lieu, et s'est on ne peut mieux passé !

Après deux Mojitos bien tassés, le choix des films de la soirée a été plutôt facile.

Après avoir puisé dans mon top 30 depuis que je suis sur SC
http://www.senscritique.com/liste/Mon_top_30_depuis_que_je_suis_sur_Sens_Critique/75287
pour le film inaugural (le superbe "le plongeon" du duo Perry et Pollack, dont mes deux compères vous donneront rapidement des nouvelles), il a été tout aussi évident que pour clore la soirée rien d'autre qu'un film facile, voir léger, ne pouvait convenir.

Pour faire couleur locale, et cadrer avec le thème de notre nouvelle société de gentlemen, le choix de ce "Ricky Bobby, roi des circuits" se posait là: que l'on songe que Sacha Baron Cohen y campe un méchant français homosexuel vicieux venant… de Provence. De fait, il était plus que facile pour nous sudistes, de nous identifier, nous qui nous sentons tous intimement et naturellement… vicieux.

(d'ailleurs, l'imitation de Cohen de l'accent français, toute drôle qu'elle soit, ne va pas jusqu'à parvenir à reproduire nos idiomes locaux préférés, faut pas trop en demander non plus).

On va pas se mentir, mon appréciation du film n'aurait pas été la même si je l'avais vu de mauvaise humeur un soir solitaire d'hiver.
Là, au contraire, coincé entre le rire puissant de Kenshin et celui plus discret mais plus suavement vibrant de Ukhbar, entre une bouteille de rosé tiède et un paquet de Ricola, après une demi-montagne de pizzas de circonstances, le film réussissait là ou d'ordinaire il aurait logiquement échoué.

On pourrait s'en sortir en arguant qu'en filigrane transparait une critique acerbe de la société américaine, de ses dérives devenues saillantes dans le monde su sport professionnel, dire que le modèle familial est battu en brèche au travers de ces scènes de repas surréalistes aux bénédicités absurdes, mais on se raconterait quand même un peu des histoires.

L'essentiel de cette soirée à bien des égards fort agréable, fût bien, au moment de se séparer, lorsque Ukhbar, qui venait juste de refuser ma tentative de corruption au Single Malt non tourbé, nous montra quelques-unes des photos qu'il avait prises lors d'une réunion SC dans la région parisienne, photos sur lesquelles on voit le vrai visage de certains des membres les plus éminents de ce site.
(notons que le refus poli du chaton m'obligea a boire double dose de ce whisky capiteux mais un brin nocif pour la nuit qui allait venir…)

A la faveur d'une grande fatigue tant spirituelle que physique, je parvenais à dérober l'une d'entre elle et la conserver sur mon ordinateur. Pour une somme très modique, je me propose de vous en faire parvenir un exemplaire, si toutefois il vous prenait l'envie de voir le vrai visage de certains membres arborant fièrement mais indument barbiche et port de tête hautain sous un profil un poil vindicatif…*

* oui, celui-là même qui est l'auteur de compte-rendus de Ciné-Kloub parisiens (forcément plus tristes), dont cette critique constitue un hommage, somme toute modeste.

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