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Disons le tout de suite, question script, la situation en or laissée par le second opus est évacuée en 5 minutes à l’aide d’un flash back assez laid. Question frustration d’attentes, c’est brutal. Mais bon, c’est là qu’on commence, et autant dire que la première demi-heure de Riddick était inespérée. Elle tient complètement ses promesses, nous montrant notre héros abandonné, blessé gravement, et déjà traqué par la faune environnante, qui ne fait décidément pas dans la dentelle. On découvre des décors désertiques, différentes espèces de prédateurs (des hyènes géantes, des gargouilles, des lamproies à écailles, des saloperies de charognards… mais où sont passés les paisibles herbivores ?), et notre héros qui se débat au milieu de toute cette faune, partant littéralement de rien. Un récit de survie pur, aux enjeux simples et efficaces. L’ajout bientôt d’un compagnon animal donne du charisme à l’ensemble, et forcé on est de constater que Riddick n’a rien perdu de sa carrure (le combat contre les bêtes des marais est épique, l’idée de la mithridatisation également). Vraiment, le spectacle était tel que je m’apprêtais à lui donner 5/6. Puis arrive la grosse menace promise par la bande annonce, et là… Foutu. Des chasseurs de prime rappliquent, et on a droit à un remake de pitch black. Mais dans le genre remake sale, où on voit venir tous les coups. La violence a beau être sanglante (méchants pièges à prédateurs) et la facture visuelle toujours aussi éblouissante, difficile d’être satisfait devant la médiocrité du scénario, qui repompe l’essentiel des temps forts de Pitch Black, en remplaçant les batteries par des systèmes de navigation. Ca encore, ça passerait, si il n’y avait pas ces putains de dialogues de merde ! D’une vulgarité sans nom, l’intégralité du casting passe son temps à jurer pour se donner l’air bad guy, à tel point qu’on finit par souffler après chaque échange tant la vulgarité pèse. Mention spéciale à Riddick, qui traite un des hommes de main de « petite bite ! » avant de se vanter de pouvoir chevaucher la lesbienne du groupe d’ici la fin du film (parce qu’une lesbienne qui en pince pour le héros, ça fait un sacré trophée, avouez !). On monte encore d'un cran quand un mercenaire apercevant Riddick avançant sans armes vers lui déclarer "Faut reconnaître que ce meec est burné !". Et on atteint un sommet avec le dialogue hallucinant entre Riddick et la lesbienne "C'est joli, la couleur de ta pédicure..." "C'est rose prédateur." "Comme tes mammelons !". Riddick, c'est pas un film de pédales, c'est de la testostérone à l'état pur, où chaque personnage se mesure au kilo de couille qu'il trimballe en bandoulière...

Bref, si la tenue visuelle est toujours là et que les monstres bénéficient d’un joli design, il n’y a plus la moindre surprise, jusqu’au dénouement, qui ne s’ouvre sur rien. On rigolera des avances de la lesbienne, mais sinon, le manque d’inspiration et la médiocrité des personnages tirent loin vers le bas l’excellent projet de SF tribal que Riddick promettait d’être. En résulte un divertissement à peine correcte, valant plus pour son visuel époustouflant et son excellent début que pour les déboires d’une bande de mercenaires incapables de mener proprement une traque.
Voracinéphile
5
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