Avis sur

Rocco

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Le premier plan annonce d'emblée la couleur : c'est bel et bien Rocco Siffredi dont il est question, à travers son attribut mais tout autant à travers sa personnalité.
Et très vite on se fait une opinion sur le bonhomme : loin de juger son choix de carrière, on est confronté à sa vision du porno et d'une certaine manière à un machisme assumé.
Affublé de son cousin, qui n'en a rien à carrer du cinéma, au contraire des réalisateurs de ce documentaire aux courbes très esthétiques, on voit se profiler le producteur/acteur dans l'intimité d'un tournage.
Le documentaire parvient alors à une totale neutralité face à des scènes parfois dérangeantes. Sans jamais tomber dans la pénétration voyeuriste qui fait pourtant le commerce de leur sujet, les réalisateurs restent en retrait tout en soulignant de manière habile le malaise. A l'image de ces femmes tchèques, actrices par choix ? La question se pose encore, et qui montre les limites d'un porno totalement assumé. La séance photo de l'une d'elle sur un canapé en disant bien plus long que les scènes de masochismes qu'elle subit plus qu'elle n'y prend plaisir.
Mais alors que l'image des femmes en prend un coup, sujet délicat que la sexualité féminine dans l'industrie du porno, la forte personnalité de Kelly Stanford vient redonner des lettres de noblesse à un porno désiré. Sorte de Rocco au féminin qui revendique ce travail comme un choix.
Et justement Rocco Siffredi dévoile aussi sa personnalité, clairement à tendance nymphomane, entre éducation religion et relation à la mère ambiguë. Il se livre autant sur sa sexualité que sur ses démons.
Au final il reste difficile de rester de marbre face à un univers parfois hardcore, le documentaire en choisissant sa neutralité laisse le spectateur quelque peu déconcerté et libre de toute opinion sur un homme que je préférerai éviter.

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