Daube One : Un jeu de mot facile (critique avec spoil)

Avis sur Rogue One - A Star Wars Story

Avatar Manza
Critique publiée par le

Bon, ça va pas.
Ca va pas car contrairement à beaucoup de gens j'aime beaucoup l'année 2016, pas mal de films sortis cette année m'ont vraiment fait kiffer (Premier contact, Captain Fantastic ...), donc forcément, vu que j'ai aimé SW7, je me dis que ce RO va passer tout seul. En plus il est relativement bien apprécié sur Sens Critique. Quoi que c'est aussi le cas des animaux fantastiques qui est aussi daubé et aussi bien apprécié (allez savoir ...).
En fait la première scène représente grosso merdo ce qui ne vas pas dans ce film : des personnages chiants, peu attachants, en résultant un manque flagrant d'enjeux et d'immersion émotionnelle. Quelqu'un est il vraiment touché à la mort de la mère ? Bien sur que non vu que son plan était voué à l'échec (un blaster face à 6 méchants armés jusqu'aux dents). Quand bien même son plan était suicidaire, étions nous corps et âme dans sa démarche ? Bien sur que non vu que l'on connait le personnage depuis 1min18 et que ce que l'on connait d'elle est un ramassis de banalité.On a donc une scène qui dure, qui bavarde, avec du suspens mais on s'en fout. Et pour moi le film c'est ça, il se passe des trucs, mais je m'en fous.
D'abord les personnages, peu/pas développés et inintéressants, l'héroïne n'est rien d'autre qu'une Rey au rabais (mais si, ce personnage féminin solitaire forte qui se trouve embarquée de force dans une histoire qui la dépasse avant d'y voir un enjeux personnel et de s'y impliquer totalement et de se révéler bon leader), le capitaine de la rébellion c'est un Han Solo au rabais (mais si, ce personnage dont l'attitude est déchirée entre ce qu'il pense être juste et ce que son cœur lui dit de faire, ce personnage pseudo bad boy mais foncièrement gentil qui sera le premier à foncer tête baissée au combat), l'asiat qui n'est qu'un jedi au rabais (bon, pas besoin d'expliquer plus celui là je pense), même son pote c'est un chewbacca au rabais (mais si, le fidèle acolyte taiseux bien bourrin). Et parmi ce maelström de banalité, on rajoute une couche de "pas de background". Le renoi rebelle ne sert à rien (mais violemment à rien si ce n'est à être asthmatique comme Vador), il donne deux trois infos puis ... se laisse mourir quelque seconde après avoir dit à l'héroïne un truc du style "je ne supporte pas voir le drapeau de l'empire aux quatre coins de la galaxy" ... ouais enfin connard si t'es un rebelle qui supporte pas le pouvoir en place, tu te laisse pas die en mode "mon sacrifice ne sera pas vain Inchallah". Au beau tableau on rajoute un méchant qui est méchant parce que mwhaha la méchanceté c'est cool. Ce méchant ne fonctionne pas à mon sens pour une raison principale (en plus du fait que ça soit un méchant vu et revu), c'est qu'il se fait bolosser par plus fort/méchant que lui. Le général Tarkin puis Vador ensuite. Du coup on est sensé prendre au sérieux un méchant qui n'est pas prit au sérieux chez les méchants ... et qui nous sort le cliché du "je te tiens en joue mais avant de te tuer je vais te raconter pleins de chose, et vu qu'on est en pleine bataille c'est bien évidement le lieu et le moment pour discuter avec toi, Ô inconnue". Le robot est chiant et pas rigolo et ne tient pas la longueur avec le rigolo R2D2, le coincé C3PO et le mignon BB8. Seul le personnage du cargo aka Snoop Doggy Dog est un peu mieux et relativement nouveau. Le père de l'héroïne ne m'a rien inspiré d'autre qu'un "pfffffffffffffff" nonchalant et je crois qu'on a fait le tour.
Donc on a de mauvais personnages, une absence de background et un scénario ... mauvais.
Enfin, moins mauvais que fainéant surtout, le scénario est ici à nouveau de l'ordre de l'archétypale, vous savez, ce type de scénario qui fait balader les personnages d'un point A à un point B puis du point B au point C etc avec quelques points "satisfaisants" entre chaque point comme pour donner une "récompense" à l'instar d'une cinématique sympa après avoir finis une mission dans un jeu vidéo. Donc après l'introduction on passe à la mission A dans la planète du désert, suite à cela la récompense est la destruction de la ville, puis le point B dans le labo (ou la planète de la pluie au choix) avec comme récompense l'introduction de Vador puis le point C à Dubaï avec comme récompense l'apparition de Leia. Le scénario est donc linéaire, prévisible, rajoutant une couche au manque d'enjeux global du film. Du coup, ni les personnage ni l'intrigue ne sont intéressants car totalement archétypaux et prévisibles ce qui me fait penser que, et là je me fais l'avocat du diable, ce qui à mettre au profit de la prélogie c'est de tenter de nouvelles choses. La prélogie, elle prend des risques (se foire sur pas mal de points certes) mais au moins, quand on regarde un des film de la prélogie, on ne regarde pas un "film d'action sf lambda" comme Rogue One ou un "star IV 2.0" pour le VII mais bien "un film de la prélogie".
Donc les personnages chiants aux motivations nulles et l'intrigue molle et couru d'avance expliquent ce manque total d'implication émotionnelle (pour ma part du moins). A ce triste constat ajoutons des dialogues bofibof. La musique est aussi au rabais, on retrouve certains gimmick Star Warsien mais ça fonctionne pas (dans le VII non plus btw) ou alors bien moins.
Sinon ce qui m'a bien géné dans ce film c'est le rythme, j'ai trouvé le film affreusement long tout en trouvant qu'il ne prenait pas assez son temps. De pas prendre son temps pour poser ses personnages, ses enjeux, le background, l'univers car je pense que mieux développer ces points là aurait donné au film plus d'importance dans ses enjeux. Du coup on a un enchaînement interminable de scènes osef sans jamais rien poser de durable ou d’intéressant.
De plus, le film regorge de scénarium.
Pour ceux qui savent pas, le scénarium est la texture utilisé que le film met sur son scénario pour influencer l'histoire. En gros, c'est quand un événement arrive non pas parce qu'il devait arriver, mais parce que "quand même ça serait bien pour le scénar que cet événement arrive". Alors on va pas jouer à celui qui ne sait pas, ça arrive tout le temps et dans tous les films, mais comme tout ce qui compte c'est la quantité, la dose. D'autant plus que ça devient vraiment préjudiciable quand l'utilisation de scénarium commence à mettre à mal la logique ou la cohérence du propos. Ici c'est beaucoup trop flagrant pour ne pas être vu, quelques exemples :

"On a besoin que les prisonniers puissent communiquer avec un autre prisonnier dans une autre cellule" --> scénarium --> et bien on met une fenêtre mitoyenne aux deux cellules !
TADAAAAAA !
Nan sérieux ça choque que moi que les mecs fassent en sorte que des cellules communiquent ?
Ca n'existe pas ça !

"Bon, notre pilote de cargo qui ressemble à Snoop Doggy Dog a remplit sa mission, jusque là tout allait bien pour lui, mais comme c'est la mission finale il faut le faire crever" --> scénarium --> Bapagrav, une grenade random lancée par un stormtrooper random et paf le snoop il meurt.
Mais oui mais non, quand l'intégralité de tes héros ne sont jamais menacés par les tirs adverses, je suis désolé, ils ne peuvent pas commencer à se faire dessouder à partir de la seconde où ils ont remplit leur rôle, accomplit leur mission, c'est trop gros ...
Du coup pareil pour l'asiat et son pote#JESUISBOROMIR.
L'asiat qui traverse le champ de bataille en utilisant la force pour ne pas se faire toucher et que ça marche, je dis ok c'est assez raccord avec le principe de la force, mais le faire buter quelques secondes après parce que d'un coup, tu comprends la force est allée se faire un jambon beurre, ben ça passe pas, ça perd en cohérence (ou gagne en facilité scénaristique je sais pas).
L'exemple ultime étant le moment où le robot arrive, pile au moment où une grenade est jetée, il l'attrape au vol, quelques secondes après une troupe de stormtrooper arrive et le robot en profite pour leur jeter la grenade (heureusement que les stormtrooper arrivaient car sinon le robot gardait la grenade en main ...). Le tout bien évidemment dans le but de faire "comique" et de faire "classe". Non ça prend pas car c'est trop forcé ...
D'un point de vue purement visuelle c'est déjà mieux (sans être dingue), la caméra fixé sur les ailes des vaisseaux c'est assez cool, les décors naturels c'est cool (et ça donne une bonne profondeur de champ en plus), les effets spéciaux sont assez bons (sauf les deux personnages en bouillie numérique). Pour ce qui est de l'humour c'est assez affligeant, pour tout vous dire j'ai ris qu'une fois (la scène du sac sur la tête) mais sinon c'était assez triste ...
Il y a quelques scènes qui fonctionnent cependant, le crash des deux croiseurs, les utilisations de l'étoile noire, l'arrivée des marcheurs et puis ...
Bon il est temps d'en parler ...

...
DARK VADOR PUTAIN
spasme
JOUISSIF !!!!!!
PETER DES CULS
MONSTRUEUX
CLASSE
KESTUVAFER ?
Voila.
Je précise néanmoins que j'allais voir le film dans l'idée de l'apprécier (tout comme j'ai apprécié SW7) et que j'ai été le premier surpris à me faire fermement chier devant.
Donc voila ce qu'est Rogue One pour moi, un film plat et chiant, osef et prévisible sans aucune prise de risque.
Mais y'avait Dark Vador.

PS : je m'excuse à l'avance pour les dénominations faciles et un peu bof style "le noir" ou l'asiat", je retiens pas les noms et au moins je sais que ça parle à tout le monde.
Voila.
La bise.

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