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Rome, ville ouverte par Jessica Tomodachi

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Considéré comme le premier film néoréaliste de l’histoire du cinéma italien par beaucoup de cinéphiles, Rome, ville ouverte (Roma città aperta) est certainement un des chefs d’œuvre du réalisateur italien, Roberto Rossellini. Sorti en 1945, il obtient un an après sa sortie, la palme d’or au Festival de Cannes.

Rome, ville ouverte est un exemple qui démontre que l’on peut créer de grandes choses avec très peu de moyens. En effet, il faut bien replacer ce film dans son contexte de réalisation. Tourné en 1944, à ce moment l’Italie vient de se libérer du joug fasciste et de l’occupation nazie. Toutefois, un pays ne se remet pas, en un claquement de doigts, de l’oppression, des restrictions, des atteintes à la liberté; il tente de se relever, de se reconstruire avec les moyens qu’il lui restent. Et Roberto Rossellini ne déroge pas à cette règle en entreprenant cet exercice périlleux de réaliser un film sans le matériel, les décors et les fonds nécessaires. Il n’en demeure pas moins que ce film est un réussite.

Ce qui marque en tout premier lieu, ce sont les accents réalistes présents dans ce film. Pas étonnant qu’il soit considéré comme le fer de lance du néoréalisme. Dans Rome, ville ouverte finit la légèreté et l’insouciance du cinéma d’avant guerre. Ici le ton est plus âpre, dur, le spectateur est au prise avec le quotidien décrit de manière brutale et sans emphase. Les lieux de tournage sont authentiques, les acteurs ne sont pas tous professionnels. Le but du cinéma néoréaliste est de montrer la vérité. Dans Rome, ville ouverte, Rossellini s’attarde à montrer l’état de l’Italie pendant la guerre: le chômage, la pauvreté, la résistance, l’oppression.

Au fil des minutes, le film devient de plus en plus angoissant et oppressant. On accompagne littéralement les personnages dans les rues de Rome, dans leurs petits intérieurs miséreux. On se prend d’affection pour ce gamin qui tente de résister comme les grands, pour cette mère de famille au chômage qui tente de se reconstruire, pour ce prêtre résistant rempli d’amour pour son prochain, pour ces deux hommes résistants déterminés dans leur lutte.

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