👉 On vous partage notre 1er bilan de la nouvelle version de SensCritique.
Continuez à suivre l'avancée du site sur journal de bord.

Au vu de la réputation sulfureuse du film, je m'attendais à quelque chose de bien plus trash. Finalement ça ressemble un peu à mes fêtes de famille auxquelles je vous convie si ce film vous a plu.

Pasolini exprime des choses plutôt intéressantes au travers de son film. Mais cela ressemble plus à un discours qu'à un film. Un discours où il prend plaisir, par métaphores intelligentes, à attaquer l'état fasciste, sa manière de procéder et tout le tralala. Mais il n'éprouve pas sa théorie ; ça manque de conflits ! Les conflits sont une manière d'amener de la tension et de renforcer les enjeux, mais c'est aussi l'occasion d'étayer le propos de le rendre plus fort, d'amener des contre-arguments. Et ça, Pasolini ne le fait malheureusement que très peu dans son film. Néanmoins, l'histoire reste tout de même passionnante parce que l'auteur va toujours plus loin dans sa démonstration, que les scènes en soi, même si ça reste mou (comme si c'état une introduction à cet univers) sont franchement intéressantes pour les situations qui y sont dépeintes et pour les agissements des personnages ainsi que la psychologie des 'méchants'.

La mise en scène est plutôt simple et efficace. Les trucages sont cheap et ne fonctionnent pas très bien, ce qui confère au film un aspect grotesque qui lui sied bien. J'ignore si ma version était censurée ou pas, toujours est-il que les actes sexuels se déroulent en hors champ à chaque fois ; l'effet fonctionne mais est répétitif, à savoir, couper le plan juste au moment où le personnage sort son sexe supposé en érection. Cela m'a étonné car Pasolini n'a pas hésité par le passé à montrer du sexe non simulé, des pénis en érection et tout le tralala. J'aime beaucoup le grain un peu crade qui renforce le côté glauque du film ; un avantage non négligeable de la pellicule des années 70. Enfin, les acteurs sont bons, ils ont une bonne tête.

Je me demandais comment était l'ambiance de tournage. Souvent, c'est sur les films les plus glauques qu'on entend le plus d'anecdotes amusantes. D'après le témoignage d'une des actrices, il semblerait que c'était jovial sur le plateau, que le fait d'avoir autant de jeunes acteurs inexpérimentés rassemblés dans un film a permis d'établir une bonne humeur.

Bref, un film intéressant, c'est sûr, mais qui me semble un peu mou malgré la présence de scènes barrées, juste parce que ça manque de conflits.

Fatpooper
6
Écrit par

il y a 7 ans

6 j'aime

Salo ou les 120 Journées de Sodome
misterblonde
3

Une douleur sans fin.

Je n'utilise jamais le "je" pour mes critiques mais là, je n'ai pas le choix car je veux être certain d'exprimer ma propre voix. Je pense avoir vu un certain nombre de films dans ma courte existence...

Lire la critique

il y a 8 ans

98 j'aime

Salo ou les 120 Journées de Sodome
Velvetman
8

La seule vraie anarchie est celle du pouvoir

Sous l’égide de Salo ou les 120 journées de Sodome, Pasolini, crée l’un des plus grands témoignages que l'on ait pu exprimer sur la domination de l'être humain, et de son emprise sur l’identité...

Lire la critique

il y a 7 ans

96 j'aime

6

Salo ou les 120 Journées de Sodome
Eggdoll
8

Au-delà de la dénonciation : un film à prendre pour ce qu'il est.

Les critiques que j'ai pu lire de Salo présentent surtout le film comme une dénonciation du fascisme, une transposition de Sade brillante, dans un contexte inattendu. Evidemment il y a de ça. Mais ce...

Lire la critique

il y a 10 ans

65 j'aime

7

Les 8 Salopards
Fatpooper
5

Django in White Hell

Quand je me lance dans un film de plus de 2h20 sans compter le générique de fin, je crains de subir le syndrome de Stockholm cinématographique. En effet, lorsqu'un réalisateur retient en otage son...

Lire la critique

il y a 6 ans

116 j'aime

33

Strip-Tease
Fatpooper
10
Strip-Tease

Parfois je ris, mais j'ai envie de pleurer

Quand j'étais gosse, je me souviens que je tombais souvent sur l'émission. Enfin au moins une fois par semaine. Sauf que j'étais p'tit et je m'imaginais une série de docu chiants et misérabilistes...

Lire la critique

il y a 8 ans

98 j'aime

43

Calvin et Hobbes
Fatpooper
10

Une fiction historique

J'avais beaucoup entendu parler de Calvin et Hobbes. Jusque là je m'étais refusé à acheter les albums car ceux trouvés en librairire sont franchement cher. Puis un jour, j'ai trouvé le tome 9 en...

Lire la critique

il y a 9 ans

80 j'aime

27