Il n'y a plus de règles

Avis sur Scream 3

Avatar La critique  de l'homme saoul
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La trilogie arrive à son terme. Scream 2 obtient à quelque chose près le même succès commercial que Scream. La trilogie peut se conclure, toujours avec Wes Craven à la réalisation, mais sans Kevin Williamson à l'écriture. Le scénariste était occupé avec l'écriture de la série Wasteland. C'est Ehren Kruger qui le remplace. Williamson rejoint les frères Weinstein à la production. C'est donc en 2000 que sort Scream 3, un échec critique aux yeux de tous. Est-ce à cause de l'absence de Williamson, malheureusement on aura jamais la réponse.

Cette fois pas de fuite du scénario sur Internet. En même temps Wes Craven avait tout prévu. Il a demandé à ce que trois fins soit écrites pour que personne ne sache qu'elle sera la réelle fin. Toute la promotion du film a été mise sur le fait que dans les trilogies il n'y a plus de règle à suivre, tout peut se passer. Je vous rassure tout de suite c'est faux. Jamie Kennedy (mais quel erreur de l'avoir fait mourir) revient dans un caméo pour nous donner les fameuses règles d'une trilogie. Craven ne fera pas une satire des trilogies comme il a pu faire une satire des Slasher pour Scream ou des suites pour Scream 2. Il sera surtout question d'une gigantesque mise en abîme avec Stab 3.

Rules #1 « Dans le troisième épisode, il n'y a plus de règles »

Le plus gros problème du film c'est le suspense. J'ai trouvé l'identité du tueur au milieu du film et j'avais déjà de gros doute sur le deuxième meurtre. Je n'ai pas eu cette sensation de jouer au détective, j'étais sur de mon coup, je savais que c'était lui, ça ne pouvait être que lui. Je parle bien sur du réalisateur, pas Craven, mais Roman Bridger joué par Scott Foley (Felicity). Ce n'est pas le jeu du mec ou l'écriture qui m'a mis sur la voie, mais c'est la mise en abîme. Le film est basé sur une grosse mise en abîme de Stab 3, Ghostface tue en se basant sur Stab dont Roman est le réal. En devenant Ghostface le mec est le réalisateur aussi de Scream 3, il décide qui va mourir et dans quel ordre. L'idée est bonne, mais nous permet de trouver facilement l'identité du tueur ce qui enlève un charme indéniable à ce film.

Rules #2 « Tout le monde peut mourir, y compris l'héroïne »

Cette règle on y croit pas du tout. Autant dans Scream (avec le meurtre de Casey) ou Scream 2 (avec le meurtre de Randy) on pouvait y croire. Là ça ne marche pas du tout. On sent le trio de tête interprété par Neve Campbell, David Arquette (qui a été WCW World HeavyWeight Champion, champion de catch quoi, dans l'année) et Courteney Cox Arquette intouchables. Je n'ai pas eu peur pour eux une seule fois. Ils sont rejoints par Patrick Dempsey qui finira dans l'happy ending avec nos héros. Sincèrement on se fiche complètement de ce personnage. La bonne idée c'est de les faire intervenir dans le Woodsboro du premier Scream grâce aux décors de Stab 3. Voir Neve, au sommet de son art, essayer de survivre une nouvelle fois face à Ghostface dans son ancienne maison en réalisant exactement le même parcours de sa fuite que dans Scream, c'est excellent. La vrai bonne idée du film, et ça nous permet de revoir des flashbacks avec Stuart ou Billy. Déjà une bonne dose de nostalgie. Comme dans Scream 2, Arquette fait croquer la famille en donnant un petit rôle à son frère Richmond Arquette.

Rules #3 « Le tueur est invincible et ne peut pas mourir aussi facilement »

Autant dans Scream 2 j'avais l'impression que les rôles secondaires étaient de la chair à canon, autant là, je n'ai plus les mots. Ils sont là pour mourir et on le sait. Quand on a deviné l'identité du tueur, on sait que le mec va tuer un à un tout ses acteurs. Aucun attachement, aucune identification, et en plus les meurtres sont beaucoup moins fun que dans les premiers film. La Playmate Jenny McCarthy, Parker Posey et Emily Mortimer sont des figures féminines transparentes, mais moins insipide que les rôles masculins de Deon Richmond et Matt Keeslar. On touche le fond. Seul le personnage de Liev Schreiber (Scream, 2) est bien traité, il aide à faire avancer le récit.

On notera quand même les caméo assez cool de Carie Fischer (Star Wars) et Lance Henriksen (Aliens, Alien 3) qui ajoutent une touche de classe. J'aurais préféré les voir avec une plus grande importance dans le film.

La musique de Marco Beltrami est toujours bonne, mais moins inspiré que dans les deux premières soundtrack. Il n'y a pas de thème marquant de celle-ci.

On va pas se mentir, Scream 3 est une réussit commerciale au cinéma, mais il n'en reste pas moins le moins bon de la trilogie. Et les critiques sur Internet ne s'y trompe pas. Il est moins tranchant, il fait moins rire que ses prédécesseur et l'histoire écrite par Ehren Kruger est moins intéressante. On essaye de se rattacher au passé avec l'histoire, mais on arrive pas à son niveau. Dans l'ensemble la trilogie se laisse se regarder. Scream, premier du nom, peut se regarder seul en oubliant les suites.

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