Pour Marylin...

Avis sur Sept ans de réflexion

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Un cadre new-yorkais dans une maison spécialisée dans les rééditions envoie sa femme et ses enfants en vacance, tandis qu'il reste bosser. C'est la période parfaite pour courir le guilledoux. Mais Richard Sherman (car c'est son nom) est fier de ses sept ans de fidélité. Sauf que... Sauf qu'il lit un livre qui parle de la "seven year itch" (démangeaison des sept ans), un passage où le mari est très exposé à l'infidélité. Sauf qu'une bonde ahurissante vit dans l'appartement au-dessus. Sauf qu'il est persuadé que sa femme le trompe avec un collègue, Tom MacKenzie. Ah, et j'oubliais un détail : Richard est un hyperanxieux, à l'imagination galopante.

Un film basé autour d'une, et une seule idée : Tom Ewell succombera-t-il et se fera-t-il Marylin ? On est dans le boulevard, sauf qu'aux Etats-Unis, dans les années 1950, la morale doit être sauve.

Le film est tourné en grande partie en studios, principalement dans le décor de l'appartement de Richard. L'introduction, avec un passage sur la coutume des indiens algonquins, est un petit moment de délire gratuit assez cartoonesque. Beaucoup de choses dans ce film rappellent d'ailleurs le cartoon : patin à roulette sur lequel on glisse, blonde aux formes ahurissantes, rêveries multiples de Richard, qui se voit tantôt en Don Juan, tantôt en victime de la médisance. Ses délires paranoïaques sont assez drôles.

La couleur n'est pas très belle, la photographie rappelle celle de comédies musicales comme "Singin' in the rain". Il y a bien sûr la scène mémorable où Marylin fait relever sa jupe à cause du souffle du métro.

Bon, c'est une comédie légère, avec des dialogues assez drôles, mais pas non plus immortels. En fait tout homme sera sensible à la tension sexuelle du film, aux affres de la tentation, et cela s'arrête à peu près là. Mais c'est déjà beaucoup, car je trouve qu'ici Marylin, encore plus que dans "Les hommes préfèrent les blondes", met le paquet. Il y a les gags liés à ceux qui empêchent la relation de se conclure, le running gag de la pagaie. Il ne faut guère chercher plus loin.

Un film gai et léger des années 1950, à la morale sauve, quoiqu'un peu équivoque.

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