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Avis sur Seuls

Avatar Benjamin Rojot
Critique publiée par le

Un jour je serais réalisateur, et ce jour la, je demanderais au fan en personne ce qu’il pense du film parce que sincèrement, la critique c’est légèrement tromper sur la marchandise. On ma vendu une bonne adaptions, un bon film, 1h45 de plaisir. A tel point que j’étais confiant ! Je suis allé voir ce film, en bon fan de la BD que je suis, je savais que j’allais faire une drôle de tête mais en voyant les images, mais la ! Aïe Aïe Aïe

Parlons d’abord du plus gros point faible. On va faire ça de manière à ce que j’arrive à être content en fin de chronique. C’est quoi ces acteurs ! N’as t’on jamais vu de si mauvais acteur. Pas mauvais, je m’emporte, pas crédible. Dodji joué par Stéphane Back est de base un homme renfermé, qui ne laisse personne l’attendrir, qui est marqué par la soufrance et qui clairement fais peur. Ils on pris l’un des plus jeune humoriste de France pour jouer ce rôle. Mais peut être que ça s’arrange plus tard. Sais t’on jamais. Leïla dans la BD se veut être protectrice, gracieuse, jolie, attachante et rebelle. Vous n’allez pas me dire que Leïla alias Sophia Lessafre, alias la fille qui joue dans le remake des 3 frères est gracieuse ? Passons. Terry à 8 ans, dans la BD un peu moins, ce qui explique son immaturité. Dans ce film, Terry a pris de l’âge mais le cerveau il est resté dans le livre, l’acteur est pas crédible. Yvon il est froussard, mais il n’est pas fragile, le faites pas passer pour une victime alors qu’il vaut carrément mieux que ça ! Camille elle est blonde de base, pas brune, mais bon, on lui pardonne, c’est à peu prêt la seul à avoir était bien adapter ! Mais le casting n’est pas ouf du tout.

Mais vous allez me dire que c’est une adaptation, et qu’il faut que je m’adapte « adapte-toi au choix du réalisateur ». Alor adaptons-nous. Analysons ce film comme si je ne connaissais pas la BD. Chose très difficile à faire mais tentons.

Le début n’as pas de sens, on découvre Leïla, fan de voiture, qui vit mal la séparation de son frère puisque ce dernier est à l’hôpital. Après 10 minutes de scène d’expostion, on rentre dans le vif du sujet et c’est le début du film. La voila enfin Seul dans sa ville. Elle rencontre après avoir fait un petit clin d’œil à la série Walking Dead et au film « Je suis une légende », le petit Terry est Camille. Une rencontre faites dans la simplicité que j’ai bien aimé.

Vient alors la rencontre avec Dodji dans un commissariat. On le découvre non pas en prison mais dans un couloir, attaché. Une rencontre assez brève puisque par la suite, il s’en va. Par la suite on rencontre Yvon, une rencontre surprenante mais plutôt bien amené puisqu’il s’avère qu’il nous surprend.

Alors arrive la trame de l’histoire.

La flèche dans l’épaule et l’antagoniste, le maître des couteaux. Dodji a était découvert à terre avec une flèche dans l’épaule. Toutes les questions se posent ! Même pour les connaisseurs de la BD ! Car à aucun moment dans la bande dessiné, on retrouve une flèche dans l’épaule de Dodji, ou en tous cas, pas au début du tout début.

Deux énigmes s’offrent alors à nous, deux énigmes bien trop vite résolus. Il s’avère que l’on vous annonce via toutes ces questions, un méchant. Le maître des couteaux. Un homme masqué qui pourchasse les enfants pour les tués. Le personnage qui selon moi est le plus intéressant du film.
Vient alors le coté romance de l’histoire. Un coté trop simple, trop bancale, bien banale, inutile parce qu’il arrive beaucoup trop vite. La partie religieuse est également présente dans ce film puisque l’Eglise est montrée à plusieurs moments dans l’histoire. La rédemption est un sujet abordé, de loin. La partie qui pour moi arrive encore une fois bien trop vite puisque ce moment fais perdre toute crédibilité à Dodji. Tout son charisme, tous ce qu’incarne le personnage se perd dans ce moment la.
Le pire dans tout ça, c’est que vous sentez la fin arrivé. Vous savez comment va se terminer le film. Vous avez ce brouillard qu’il ne faut pas passez, vous avez cette fête foraine montrer au début que l’on voit plus après, mais vous savez pertinemment qu’il s’y est passé quelque chose. La seule question que vous posez vraiment, c’est de savoir qui se cache derrière l’homme qui les pourchasse avec des flèches.

L’histoire se tiens bien, on a un début, une fin, un milieu. Voila la structure, comme on va dire dans beaucoup de film. D’accord dans tous les films. Sauf que la vous sentez clairement quand vous passez du début au milieu, du milieu à la fin. Y’a des changements de lieux, de rythme, de lumière. De tout. C’est dommage parce que du coup, on perd toute envie de connaître le pourquoi du comment. Le pire c’est que le réalisateur nous perd et il le sait. Il jongle sur un fil, entre pathétique et enfantin, il cherche à rendre majeur son œuvre. Une œuvre qui se tire des balles dans le pied, qui n’en finit plus.
Une fin « trop inattendu » nous est alors donnée. Mais que dire si ce n’est que ça n’a pas de sens. Vous avez dans les livres, un méchant principal. Je me dois de revenir aux livres, je suis désolé. Ce méchant apparait d’abord comme un gentil, puis devient méchant. Il apparait au tome 3 dans la bande dessiné soit après 8 nuits, à savoir 1 semaine. La, en 4 jours il est la et il ne passe même pas par la case « gentil ». Il nous est clairement illustré comme un méchant avec tous les stéréotypes du genre. C’est triste de nous montré ça car ça détruit tous ce que le maître des couteaux avait construis, à savoir l’angoisse du film.

On a avec ces deux méchants, un contraste intéressant au niveau de la réalisation. D’un coté, le maître des couteaux nous est montré comme étant sadique, inquiétant, qui agit pour le plaisir. Il impact l’histoire en la rendant noir et c’est formidable car ça le rend indispensable. Saul, le deuxième antagoniste, et quand à lui beaucoup trop mis en avant dans une temporalité trop rapide. En gros, en 10 minutes vous avez vu tous ce que l’on peut voir dans un méchant. Comme si, il était indispensable de rattraper le maître des couteaux sur le coté importance de l’impact du rôle dans l’histoire. Les messages sont déroutants. On se moque clairement des handicapés. L’église est détruite, la mort est moquée. C’est assez étonnant mais ça peut se tenir si le film avait duré plus longtemps.

« Seuls » c’est donc une adaptation que l’on nous présente mais que l’on n’assume pas vraiment. Un mélange d’idées, bonnes et mauvaises. Les éléments important de l’histoire ne sont pas assez travaillé, les moments clés sont bâclés. Seul un personnage est vraiment travaillé. Le maître des couteaux est en effet une très bonne surprise puisqu’il permet au film de sortir la tête de l’eau en le rendant angoissant. L’horreur de la torture, la peur, le suspens, sont lié à ce personnage. Une manière de dire au réalisateur que pour la suite, il devrait plus s’intéressais à ces acteurs principaux dont Camille qui reste invisible à l’écran. Néanmoins, malgré quelque incompréhension, j’ai trouvé sympa de découvrir sur grand écran un monde que je n’avais que lu, que vu dessiné. Un monde imaginaire que l’on réussit à recrée, une musique angoissante vous accompagneras tout au long de l’histoire, la aussi, un moyen de ne pas vous laissez décrochez.

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