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On retrouve dans le nouveau film de Barry Jenkins beaucoup des qualités qui m'avait enthousiasmé dans Moonlight (Oscar du meilleur film 2017) : une mise en scène d'une élégance rare (on dirait que la caméra flotte dans l'espace), une photographie splendide et une direction d'acteur époustouflante.

L'attention extrême avec laquelle le réalisateur scrute ses personnages est remarquable et contribue à rendre le film attachant. Il fait de ce jeune couple parfait, victime d'une "erreur" judiciaire dont le caractère raciste ne fait aucun doute, une sorte d'emblème christique de la condition noire. Tish et Alonzo ne se rebellent pas vraiment, le film ne s'étend pas sur les faits en eux-mêmes, il ne vise finalement qu'à faire ressentir une sorte d'amour compassionnel pour ces deux amoureux.

Si Beale Street pouvait parler est donc complètement dépourvu d'enjeux politique et on peine à croire qu'il est tiré d'un roman de James Baldwin. Comme le scénario est assez mince par ailleurs, on pourra peut-être être déçu par ce "film d'après" : Moonlight était tellement riche, complexe et tendu, que son successeur pourra peut-être paraître à certains un poil simplet et naïf.

A voir éventuellement.

Christoblog
6
Écrit par

il y a 3 ans

Si Beale Street pouvait parler
Demire
8

Eden (Harlem)

It’s a miracle to realize that somebody loves you. À travers Si Beale Street pouvait parler, Barry Jenkins nous offre un nouveau film envoûtant, en parfaite continuité avec Moonlight. Véritable...

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il y a 3 ans

25 j'aime

4

Si Beale Street pouvait parler
Pequignon
5

Que la lumière...

Je n'ai pas lu le livre de James Baldwin, mais pour connaître un peu ce qu'il écrit, j'ose espérer qu'il est plus complet et nuancé que le film. James Baldwin est un de ces écrivains militants qui...

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il y a 3 ans

16 j'aime

1

Si Beale Street pouvait parler
mymp
6

Mélo mollo dodo

Dans le Harlem des années 70, Tish et Fonny s’aiment fort et presque en douceur, avec pudeur. Leurs regards suffisent à le comprendre, intenses et comme au-delà du sentiment amoureux. Il y a de la...

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il y a 3 ans

12 j'aime

1

Leto
Christoblog
4
Leto

Un film sûr de sa force, et un peu creux.

Leto est un bel objet, qui plaira aux esthètes, aux journalistes de rock, aux défenseurs de Kirill Serebrennikov (le réalisateur du film, persécuté par le pouvoir russe), aux fans d'Iggy Pop, aux...

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il y a 3 ans

30 j'aime

7

Doubles Vies
Christoblog
2
Doubles Vies

Entre-soi chichiteux

Le dernier Olivier Assayas mêle de façon assez grossière une réflexion lourdingue (et déjà datée) sur la révolution numérique et des histoires quelconques de coucheries entre bobos. Sur le premier...

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il y a 3 ans

29 j'aime

2

Notre petite sœur
Christoblog
10

Magnifique.

Quel autre cinéaste qu'Hirokazu Kore-Eda est aujourd'hui capable de filmer la beauté du monde ? Depuis que Malick est parti en vrille dans sa trilogie émoliente, la réponse est claire :...

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il y a 6 ans

29 j'aime

2