Jean Reno dans un Giallo! (Ah non c'est Reynaud, et il a la tête de Trintignant...)

Avis sur Si douces, si perverses

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Entre les premiers classiques de Bava, et la trilogie d'Argento qui devait relancer le genre, le giallo connut une drôle de période avec pas trop de meurtres mais beaucoup de machinations. Des réalisateurs comme Lenzi ou Guerrieri lorgnaient plus du côté des Diaboliques que de 6 femmes pour l'assassin.
L'ennui, c'est le début quand on sait en voyant les scènes de présentation puis le début de la love story entre Trintignant et Baker que cette dernière n'est pas totalement innocente. Mais les scénaristes réussissent à relancer l'intrigue à la moitié du film environ avec des rebondissements qui rendent ambigus le moindre personnage.
C'est très pénible à décortiquer ce film, sachant que c'est le mystère qui lui donne tout son intérêt.
Pour les fans de Lenzi, peu de scènes chocs : l'érotisme reste soft (quelques nichons, et une Baker qui garde sa nuisette ou ses sous-vêtements) malgré un Trintignant qui exhibe son gros calibre dès le début du film (non je plaisante, c'est son fusil!) et la violence est digne d'un épisode de série policière française (le moment le plus hard reste une bagarre qui finit tragiquement avec un couteau ensanglanté vu de loin!)
Mais Lenzi n'est pas un manchot, réussit qqes scènes de suspense bien troussées et des passages un peu plus ironiques comme l'employé qui reste béat devant une baston de western en montage alterné avec des animaux.
Le casting est bien fait, et la musique d'Ortolani (RIP) est légère mais agréable.
Un bon divertissement.

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