"Skyscraper" : Un honnête divertissement peu mémorable

Avis sur Skyscraper

Avatar Gaël Delachapelle
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La critique complète du film : http://cinecinephile.com/skyscraper-realise-par-rawson-marshall-thurber-sortie-de-seance-cinema/

Après Agents presque secrets, le réalisateur Rawson Marshall Thurber retrouve l’acteur Dwayne Johnson pour passer de la comédie au film d’action musclé. Skyscraper suit l’histoire d’un ancien chef commando de libération des otages du FBI, Will Sawyer (incarné par Dwayne Johnson) qui se retrouve malgré lui accusé d’avoir déclenché un incendie à grande échelle dans une tour hyper sophistiquée à Hong-Kong, surnommée « The Pearl ». Tout en devant prouvée son innocence, Sawyer va chercher à trouver un moyen de rentrer dans la tour de cristal en feu pour secourir sa famille pris au piège de l’incendie déclenché par un groupe de terroristes.

À première vue, le scénario de Skyscraper est digne d’une série Z. Pourtant, la construction narrative, linéaire et simple du scénario, ainsi que la tête d’affiche du film ne sont pas sans rappeler le concept qui a fait les heures de gloire d’un certain cinéma d’action à l’aube des années 90 dont le principal représentant n’est autre que l’inégalable, encore à ce jour, Die Hard : Piège de Cristal réalisé par John McTiernan (1988). De la fin des années 80 aux années 90, le cinéma d’action de John McTiernan a surfé sur la vague de la figure du héros Reaganien, dont les principaux acteurs furent Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone ou encore Bruce Willis dans le cas de Piège de Cristal. Un cinéma d’action sous testostérone où les corps bodybuildés des héros, sont mis à rude épreuve sous différentes manières. Une ascension pour celui de John McClane (incarné par Bruce Willis) qui grimpe les étages de la tour pour arriver au sommet et sauver sa femme des preneurs d’otages dans le film réalisé par John McTiernan.

[...] On pourrait néanmoins reprocher à Rawson Marshall Thurber de ne pas toujours assumer pleinement la parenté de son blockbuster avec celui de John McTiernan, contrairement à Roland Emmerich qui s’en amusait avec son blockbuster White House Down (2013), que le cinéaste revendiquait comme un Die Hard à la maison blanche, au point que le débardeur de John Cale (incarné par Channing Tatum) fasse écho à la tenue de McClane. Une dimension remake qui faisait toute la jouissance dans les scènes d’actions et l’écriture du blockbuster de Roland Emmerich, chose qui manque au film de Rawson Marshall Thurber pour hisser Skyscraper au-delà du rang de simple plaisir coupable. Mais les quelques fulgurances visuelles de ce dernier (un climax au sommet de la tour jouant sur des reflets de miroirs assez bien vu) en font un honnête divertissement, certes peu mémorable, mais qui vous ferra passer un bon moment en salle.

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