Un très beau film sur la prise de confiance en soi, le racisme et la liberté d'expression.

Avis sur So Far, So Close

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Bonjour

Aujourd'hui je vais vous parler d'un film, que dis-je d'une OEUVRE qui m'a chamboulé.

J'adore le cinéma, c'est mon dada et je regarde environ 2 films par jours, mais je ne prend pas la peine de tout noter. Je n'aime globalement pas ce que le cinéma est en train de devenir, mais pourtant, je me suis pris une claque.

Et une immense même.

C'est simple, je me suis pas pris une claque aussi puissante depuis "Welcome" de Phillipe Lioret.

C'est dire le niveau.

Le film commence sobrement. On nous montre l'humble vie de Majd, un brillant étudiant en droit, et de Nooda, son love interest. Une suite d’événements tragique l'amènera à créer un journal d'opposition. Peur de la répercutions de ses actions, et suite à la venue d'un élément perturbateur proche, tragique et inévitable, Majd va devoir faire tout son possible pour faire s'entendre ses idées au monde, au péril de sa liberté.

Je ne vous dit pas plus car ça serait trop en dévoiler mais sachez que c'est l'un des rares film qui m'a fait pleurer.

Tout d'abord je vais vous parler du message, découpé en plusieurs parties.

Rarement un film n'aura eu un message aussi moderne et clair que So Far, So Close. On nous démontre bien comment le système organisé marche. C'est fort, c'est injuste, la loi du plus fort règne. Plus qu'une démonstration du régime Syrien, c'est en réalité une fresque montrant l'entièreté du fonctionnement du système de pouvoir mis en place par l'être humain. Tels des loups assoifés de sang, la société pousse les êtres humains à la quête de pouvoir. Par tous les moyens. L'être n'es plus. Il n'y a plus de "Toi" qui compte. Uniquement "Moi". Et c'est dans ce monde chaotique digne des plus beaux écrits Lovecraftiens que notre héro s'élance.

Ensuite nous avons le racisme. Mais nous entrons en zone spoiler

Une partie du film se déroule à Paris dans le 11ème arrondissement où Majd Tentera de faire publier ses écrits par les journaux occidentaux

Message toujours aussi moderne. Majd sera traité (comme dit plus haut) tel un animal par tous ses semblables blanc. Heureusement, un personnage sortis de nul part viendra remettre en lumière la bonté du coeur humain, et sauvera Majd des problèmes d'inégalités sociaux.

Enfin la liberté d'expression

Majd rentre alors en syrie, et criera haut et fort sa haine contre le système, mais finira alors caillassé à mort par son cousin Sayid

C'est très très puissant. Jamais on n'avait montré le problème sous cet angle. La modernité du message est telle qu'elle raisonnera comme la fin de MGS2 pendant des décennies. Le système l'emportera toujours sur l'individu. Telle est la dure loi de la société. Et la liberté de l'individu est restreinte à ses petits plaisirs, et rien de plus.

Je finirai ma critique par "Les musulmans s'élancent, s'explosent au stade de France".
Ceux qui auront vu le film comprendrons, une larme à l’œil.

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