Ultimate Spider-Man

Avis sur Spider-Man : Homecoming

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La recette est bien connue: Peter Parker, lycéen sans histoire qui se fait victimiser par Flash Thompson et Kong, est mordu par une araignée radioactive.
Ainsi doté d'une force et d'une agilité surhumaines, il va utiliser ses pouvoirs à des fins personnelles (gagner de l'argent en participant à des combats de catch), avant de réaliser, suite au meurtre de son oncle par un cambrioleur qu'il a laissé s'échapper, qu'"Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités".
Spider-Man était né.

Portées à l'écran dans les années 1970, puis à partir de 2002 par la trilogie de Sam Raimi, les aventures de Spider-Man feront l'objet de deux nouveaux films signés Marc Webb en 2012 et 2014.

Ce n'est qu'aujourd'hui, en 2017, que Spidey fait son retour sur la toile avec un épisode baptisé Homecoming: alors, le verdict?

Un retour aux sources? Pas si sûr...

Ayant visiblement décidé de ne pas nous conter pour la énième fois la même histoire mais avec des acteurs différents, Jon Watts, le réalisateur (et scénariste) prend le parti de commencer son film alors que Peter Parker est déjà Spider-Man.
Cela implique une chose importante: c'est Spider-Man qui s'insère dans un univers pré-établi, et non l'univers qui se construit autour de notre héros.
Ce postulat est intéressant, mais le contrecoup du fait qu'il prenne le train en marche est que le rôle et l'importance du héros sont considérablement amoindris.
Spider-Man est clairement dans l'ombre de Tony Stark et des Avengers, plus puissants, plus responsables et surtout plus respectés.
Certes, c'est partiellement justifié par le fait qu'il est au lycée et doit mûrir avant d'être accepté par ses pairs, mais quand même, là il se fait carrément défoncer par des hommes de main et malmener pendant tout le film.

Un rafraîchissement de la franchise

À l'instar de la série de comics Ultimate Spider-Man, qui avait réinventé en 2000 la recette avec beaucoup de succès, Spider-Man: Homecoming introduit avec brio de nouveaux éléments ou modifie les anciens.
Déjà Peter Parker/Tom Holland est un "vrai" jeune d'une vingtaine d'années au moment du tournage, et non un Tobey Maguire de 26 ans ou un Andrew Garfield de 28.
Ensuite, Peter a des amis, dont un qui connaît son secret: ça donne lieu à des situations originales et souvent drôles.
Par contre, il n'est plus l'adolescent solitaire qu'il est censé être.

Un mot enfin sur le Vautour, super-vilain historique interprété par Michael Keaton. Si on appréciera de voir l'interprète de Batman et de Birdman se glisser dans la peau du méchant doté d'ailes gigantesques, on regrettera que son temps de présence soit si réduit.

En définitive, Spider-Man: Homecoming comporte quelques idées intéressantes, mais prend le parti de s'inscrire dans une logique commerciale qui tend à diminuer son importance en tant que stand-alone.

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