Spotlight, an Oscar tale

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Avant la dernière remise des Oscars tout le monde ne parlait que de Mad Max :Fury Road et The Revenant. Le duel devait avoir lieu entre les deux favoris et chouchous du public. Après la cérémonie, c’était pareil… On ne parlait que du fait que Mad Max :Fury Road avait raflé tous les Oscars technique et que The Revenant avait enfin permis à Leonardo DiCaprio de remporter son 1er Oscar. Pourtant, dans une étrange indifférente, c’est Spotlight qui a remporté la statuette la plus convoité, celle du meilleur film. Cette discrétion on la retrouve un peu dans le film.

Car oui, Spotlight est un film discret et appliqué. Il fait son travail, à la perfection, sans vague, sans faire trop bruit, sans jouer des coudes. On peut lui préférer le jeune loup aux dents longues qui ru dans les brancards symbolisé par les chefs d’œuvres de Georges Miller et Inaritu, mais Spotlight représente vraiment l’employé modèle. En cela le film est clairement un film à Oscar, mais plutôt époque année 70/80. A cette époque l’on travaillait un peu de la même manière, traiter des sujets très graves sans extravagance ou exubérance, en impliquant tous les intervenants au service de l’histoire.

Et c’est exactement ce que fait Spotlight, que ce soit les acteurs ou la mise en scène tous savent se mettre en retrait au profit de l’intrigue. Et force est de reconnaître que celle-ci est puissante ! Je dois reconnaître qu’avant de voir le film j’étais un peu inquiet. Les sagas journalistiques n’ont pas forcément accouché que de chefs d’œuvres , et aborder un sujet aussi tabou qui la pédophilie au sein de l’église était clairement case gueule ! Au final le film réussi sur les deux tableaux. Le journaliste d’investigation s’en sort grandit et l’on découvre une profession assez méconnue, proche de celui d’enquêteur judiciaire. L’on pense forcément beaucoup au film d'Alan J. Pakula Les Hommes du Président. Quant à la charge contre le clergé elle reste sobre. Certes l’église en prend, à juste titre, pour son grade. Mais à aucun moment le film ne tombe dans le piège de devenir anticatholicisme.

Maintenant, si dans 10 ans l’on parlera toujours de The Revenant et de Fury Road, il est fort probable que la majorité d’entre nous aurons oublié Spotlight. C’est le prix à payer pour le manque d’audace. Car, même si le film aborde son sujet de la façon la plus intelligence et la plus adapté possible, l’histoire retiendra toujours l’attaquant flamboyant et jamais le défenseur appliqué. Donc c’est aujourd’hui qu’il faut se rendre en salle, car Ruffalo, Keaton, McAdams et Schreiber forment une magnifique barrière défensive sous la direction de McCarthy.

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