Hollandais non-violent

Avis sur Starship Troopers

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A l’instar de Showgirls qui dénonçait le sexisme via une actrice dénudée, Starship Troopers donne au public la violence dont il a soif pour mieux la retourner contre lui (film agressif au premier degré, jubilement anti-fasciste au second — mais intelligemment spectaculaire dans les deux cas). D’où sûrement un nouveau rejet par le public américain.
La vie militaire est montrée dans tout ses aspects, bien que surtout tranche-de-vie, de même que la mort, inutile et sanglante.

Verhoeven s’adapte pour placer ses habituelles marottes : la rivalité blonde/brune fait ici partie d’un double triangle amoureux, les plus innocents meurent en premier, l’ambiguïté est tant représentée par les intentions bancales des deux protagonistes que par la réalité du casus belli.
Le réalisateur nous laisse ainsi sur un final où l’empathie du spectateur quitte Rico (perdant définitivement toute personnalité) et l'humanité (à laquelle on pouvait jusqu'alors s'identifier) pour y préférer le camp des Insectes, moquement torturés bien que visiblement doués de sentience.

Une satire du soap-opera bien plus réussie que Society, à force de publicités propagandistes idiocrates mais toujours d’actualité (notre jeunesse étant débilement soumise au fascisme de la consommation).
Une farce à 10 millions, quand même.

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