👉 On vous partage notre 1er bilan de la nouvelle version de SensCritique.
Continuez à suivre l'avancée du site sur journal de bord.

Stoker est un film plus que plaisant pour peu qu’on décide de jouer le jeu du film de genre. Peu surprenant, très codifié, Park Chan-wook nous fait un peu ce que De Palma fit en son temps (et continue de faire, d’ailleurs) avec Hitchcock : l’Oncle Charlie revient, après Shadow of a doubt, pour un hommage qui se permet des audaces impossibles en sn temps, au risque du grotesque. Qu’on se le dise, la censure avait un mérite, celui de déployer des trésors de subtilité dans l’art délicat du symbole et de l’implicite. Aujourd’hui, une adolescente peut se masturber sous la douche en repensant à un une gorge qui craque, certes. On préférera les circonvolutions lyriques d’un morceau à 4 mains au piano ou le changement de chaussures de l’enfant devenant femme, par exemple.
Le montage alterné de certaines séquences est presque virtuose. On ne peut que regretter qu’il soit au service d’une intrigue si grossière, car prévisible ou incohérente.
Celle-ci pourrait n’être considérée que comme un prétexte si l’on voulait porter aux nues la maitrise du cinéaste qui, reconnaissons-le, fait preuve d’un indéniable talent, même s’il ne peut s’empêcher certaines facilités qu’on pardonnerait à un jeune débutant, comme le motif de l’hypersensibilité auditive (une incursion incongrue et maladroite de Shining, en somme) ou le générique à l’envers. La caméra ne quitte pas Mia Wasikowska d’une semelle au détriment d’une Kidman, en cougar botoxée qui s’ignore, totalement supplantée ; la métamorphose progressive de cet être qui va assumer ses désirs et pulsions est une des réussites du film.

Sergent_Pepper
7
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Plastique et formaliste, Psychologique, Adolescence, Violence et Thriller

il y a 8 ans

35 j'aime

9 commentaires

Stoker
guyness
7
Stoker

Vin d'été pour une vendetta

Il est extrêmement simple de détester Stoker. Il y a en effet une telle débauche d'idées visuelles, une telle surenchère de mise en scène, de montage, d'esthétisme (y a qu'à voir le générique) pour...

Lire la critique

il y a 8 ans

68 j'aime

11

Stoker
Pravda
3
Stoker

Park Chiant-wook

SPOIL(S) INSIDE Park Chan-wook filme bien, sait choisir ses cadres et associe les couleurs avec maestria... le souci, c'est qu'il le sait, le bougre. Trop. C'est ultra-maniéré, tape à l'oeil et,...

Lire la critique

il y a 8 ans

48 j'aime

12

Stoker
KingRabbit
8
Stoker

Une excellente comédie

Il y avait à peu près tous les éléments pour me rebuter et ne pas me donner envie de voir ce film dans les critiques négatives : - La nouvelle vague coréenne vampirisée par hollywood : des créateurs...

Lire la critique

il y a 9 ans

46 j'aime

3

Lucy
Sergent_Pepper
1
Lucy

Les arcanes du blockbuster, chapitre 12.

Cantine d’EuropaCorp, dans la file le long du buffet à volonté. Et donc, il prend sa bagnole, se venge et les descend tous. - D’accord, Luc. Je lance la production. On a de toute façon l’accord...

Lire la critique

il y a 7 ans

706 j'aime

103

Once Upon a Time... in Hollywood
Sergent_Pepper
9

To leave and try in L.A.

Il y a là un savoureux paradoxe : le film le plus attendu de l’année, pierre angulaire de la production 2019 et climax du dernier Festival de Cannes, est un chant nostalgique d’une singulière...

Lire la critique

il y a 3 ans

646 j'aime

46

Her
Sergent_Pepper
8
Her

Vestiges de l’amour

La lumière qui baigne la majorité des plans de Her est rassurante. Les intérieurs sont clairs, les dégagements spacieux. Les écrans vastes et discrets, intégrés dans un mobilier pastel. Plus de...

Lire la critique

il y a 8 ans

578 j'aime

53