Warfield Publications.

Avis sur Superman IV

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L'aventure se termine en 1987, les producteurs initiaux Alexander & Ilya Salkind et Pierre Spengler ont jeté l'éponge sur la super saga suite à l'échec commercial du spin-off, Supergirl réalisé par Jeannot Szwarc en 1984. Ils cèdent alors leurs droits d'adaptation aux cousins Yoram Globus et Menahem Golan qui produisent via The Cannon Group ce dernier Homme d'acier des eighties pour simplement 17 millions de dollars, toujours distribuer par la Warner Bros.
La pauvre mise en scène est confier au cinéaste Sidney J. Furie (L'Homme de la Sierra, The Dependables) sur une idée originale de la Star himself, Christopher Reeve (Quelque part dans le temps, Le Village des damnés) qui revient dans la panoplie du superhéros en monnayant d'une part un bon salaire et la mise en production de La Rue de Jerry Schatzberg par la Cannon ! Reeve est même réalisateur de seconde équipe sur les séquences Lunaires !
Voici un épisode de Superman Anti-nucléaire et moralisateur sur fond de guerre froide pour la course à l'armement entre les USA et l'URSS qui, à l'époque, faisait polémique dans le monde. Clark Kent, alias Superman part en quête de la Paix nucléaire, lorsque son vieil ennemi Lex Luthor, qui vient une fois de plus de s'évader du pénitencier grâce à son neveu, crée Nuclear Man !
Le compositeur Alexander Courage adapte à son tour les compositions historiques de John Williams pour le grand retour dans la franchise de Gene Hackman (French Connection, Bienvenue à Mooseport) dans le rôle du machiavélique Lex Luthor et la voix en V.O de Nuclear Man !
Au casting super-héroïque, nous retrouvons Jackie Cooper (Skippy, La Marine triomphe), Marc McClure (Un vendredi dingue, dingue, dingue, Freaky Friday : Dans la peau de ma mère), Jon Cryer (Rose bonbon, Shorts), Mariel Hemingway (Star 80, Air Force Two : Dans les mains des rebelles), Margot Kidder (Sœurs de sang, The Dependables), Sam Wanamaker (Les Criminels, Le Contrat), Mark Pillow et Susannah York (Freud, passions secrètes, Visitors).

Superman dit au gamin, tu peux crever !

Superman revient sur Terre et reprend sa place au sein du journal The Daily Planet sous le pseudonyme de Clark Kent. Mais Lex Luthor, toujours décidé à anéantir l'Homme d'Acier, décide de créer son propre super-vilain et décide de voler quelques cheveux de Superman présentés dans un musée. Il crée alors l'Homme Nucléaire, un homme fait d'une matière que Superman ne peut combattre. L'Homme Nucléaire permettra ainsi à Lex Luthor de réaliser en toute liberté ses plans les plus criminels…

Détruire Superman !

Voilà ça finit par le nanar de la Cannon, Superman perd de sa superbe, comme un mauvais téléfilm de super-héros terriblement long dans sa construction malgré le ton trop sérieux de la super entreprise avec plusieurs séquences ennuyeuses, du vaudeville navrant de ménage à trois, Superman passant par la fenêtre et Clark entre par la porte ou du recyclage avec la promenade dans les aires finissant par le baiser magique d'amnésie, pour l'épisode le plus court de la saga avec seulement quatre-vingt-six minutes pour le montage américain & 90 minutes pour le montage international ! Heureusement assez court car amputé dans sa narration de plus de quarante minutes de scènes supplémentaires épouvantables notamment avec le premier simplet d'Homme Nucléaire anéantit par Superman dont les restes serviront pour créer notre Nuclear Man.
On comprend mieux par ces scènes coupées l'attachement de Nuclear Man pour mademoiselle Warfield dans le film car le premier simplet d'Homme Nucléaire la rencontre lors du reportage de Clark en boîte de nuit et en tombe amoureux !
Ce n'est pas avec un budget divisé par deux, suite aux prémisses de faillite de la Cannon en début de tournage que les choses allaient s'arranger, bien que les décors puissent faire illusion, c'est surtout au niveau des effets spéciaux à l’économie dans la post-production que rien ne va, les producteurs ne faisant pas appel à l'équipe originale des trois précédents opus, recyclant surtout le même plan sur fond bleu de Christopher Reeve quand il vole les poings en avant (dans les airs, le métro ou l'espace). Voilà ça ne passe pas entre les crêpages de chignons verbaux des deux soupirantes & les combats de griffures radioactives dès plus kitsch, malgré les personnages de Loïs moins agaçante qu'à l'accoutumer & de Clark toujours aussi maladroit !

Papa !

Oui ma chérie.

Je t'emmerde !

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