👉 20 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Dans la ville de New Bedford, ville côtière du Massachusetts, 80 km au sud de Boston, l’attachant Nico et la belle Billie coulent des jours plus ou moins heureux auprès de leur père. Ce dernier noie son chagrin dans l’alcool depuis le départ de sa femme en quête d’une vie meilleure dans d’autres lits.

Drame social, Sweet Thing est illuminé par la présence de trois adolescents livrés à eux-mêmes. Devant l’abandon des adultes aux prises avec l’absence de perspectives économiques et confrontés à leurs vices, Billie, Nico et Malik doivent faire face et s’inventent aventuriers rebelles pour quelques jours.
L’avantage du noir et blanc, c’est qu’il livre à l’œil, l’essentiel : beauté pure avec les gros plans sur le visage des enfants, crasse pour les rues de la ville et ses baraques délabrées. Parfois, Billie Holiday vient colorer les rêveries de la jeune Billie, qui par sa voix, redonne de l’espoir et de la légèreté à ses deux compagnons d’aventure.
Si le noir et blanc donne à l’œuvre un coté intimiste, la distribution, plutôt courte, le renforce. Pour son film, Alexandre Rockwell a choisi ses deux adolescents, son épouse et son ami, Will Patton. Little Feet, son précédent long métrage, s’attachait à l’enfance (ses deux enfants y jouaient également), Sweet Thing, à la période de l’adolescence durant laquelle le regard qu’on porte sur le monde, sur les évènements (et ici, la famille) s’affûte. Dans leur fuite, les trois adolescents s’autorisent des moments de folie douce, de joie, d’audace avant d’être rattrapés par le monde brutal des adultes dans une Amérique qui s’effondre. Ces scènes sont une bouffée de poésie et de joie pour le spectateur.

Si New Bedford est connue pour avoir recueilli Frederick Douglass, esclave noir qui gagna sa liberté, Rockwell nous rappelle qu’elle reste un endroit où certains jeunes américains noirs peuvent encore être abattus dans le dos, comme cela passe encore dans bien d’autres villes des Etats-Unis.

EvaScardapelle
9
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de coeur.

il y a 10 mois

4 j'aime

Sweet Thing
6nezfil
6
Sweet Thing

Petits fugitifs

Sweet Thing a de belles qualités, c'est certain, et en particulier cette manière de se mettre à hauteur d'enfants ou pré-adolescents, confrontés aux manques des adultes, voire à leur toxicité. Mais...

Lire la critique

il y a 11 mois

4 j'aime

Sweet Thing
EvaScardapelle
9
Sweet Thing

Sweet Billie

Dans la ville de New Bedford, ville côtière du Massachusetts, 80 km au sud de Boston, l’attachant Nico et la belle Billie coulent des jours plus ou moins heureux auprès de leur père. Ce dernier noie...

Lire la critique

il y a 10 mois

4 j'aime

Sweet Thing
AlicePerron1
6
Sweet Thing

Trajectoire balisée

Dès l’affiche on peut sentir que Sweet Thing sera formaté cinéma indépendant américain actuel, une recette désormais tellement utilisée qu’elle ne surprend plus. Tranche de vie de deux enfants qui...

Lire la critique

il y a 10 mois

La Ciénaga
EvaScardapelle
9
La Ciénaga

Dans la touffeur argentine

Gros plan sur des corps flasques et bedonnants en mouvement autour d’une piscine sale, telle est l’ouverture surprenante de La Ciénaga. Des couples de quinquas trainent leur fauteuil, peut-être pour...

Lire la critique

il y a 10 mois

3 j'aime

Règne animal
EvaScardapelle
10

Magistral

le Père, La génitrice et Eléonore, âgée de 5 ans, cohabitent dans une petite ferme au fin fond de la campagne française. La culture de la terre, l'élevage des bêtes, seuls moyens de subsistance,...

Lire la critique

il y a 10 mois

1 j'aime

Seul sur Mars
EvaScardapelle
9

Huis clos sur Mars

L'équipage de la mission martienne d'Ares III s'apprête à rejoindre la Terre. Un violent orage rend le départ périlleux. Il faut aller vite afin d'éviter le déséquilibre de la fusée. Au moment du...

Lire la critique

il y a 10 mois

1 j'aime