"WITH MY FIST IN YOUR FACE, AND YOUR FACE ON THE FLOOR !"

Avis sur Tekken

Avatar Calme Ignition
Critique publiée par le

Interprétant l'histoire de Tekken dans un monde post apocalyptique gouverné par une poignée de conglomérats, le film dresse un cadre simpliste mais adéquat pour la célèbre licence de jeux de baston.

Un système dictatorial, un anti-héros, une histoire de revanche, un zeste de subtilités et hop c'est parti pour l'IRON FIST TOURNAMENT !
Echec commercial, Tekken a bien vite suscité l'ire des fans assidus qui ont reproché pas mal d'écarts de cohérence au film (sur le scénario ou le visuel des personnages).
Certes Jin Kazama est facilement deux fois moins baraque que celui du jeu vidéo. Certes il est difficile d'ignorer que le producteur des jeux a publiquement désavoué le film. Et puis on n'échappe pas aux imbuvables clichés d'art martiaux; ses flash-back enjolivés et son histoire de vengeance digne des plus mauvais Bruce Lee.
Mais comment dire, dans l'ensemble, la sauce prend.

En outre, ce dernier aspect est relatif dans la mesure où l'histoire de la saga n'était à la base (bien souvent) qu'un prétexte pour voir des personnages badass se mettre sur la gueule. Et l'on constate avec plaisir que Jack, Eddie Gordo, Nina, Dragunov, Raven ou Yoshimitsu sont très fidèles à leurs alter ego vidéoludiques.
En ce qui concerne Kazuya, son acteur joue un bad guy plus proche d'un chef de clan yakuza mais qui dispose d'une classe inattendue. Le grand père Mishima, avec sa coupe improbable, a même le droit à une interprétation qui ne le tourne pas en ridicule.
Enfin, Tekken n'est pas qu'une succession de bastons débiles; on a droit à un tournoi endiablé, un système répressif contre toute forme de révoltes et même une allégorie des jeux de combat pour contrôler l'attention des foules. Simpliste, encore une fois, mais parfait pour un moyenne production testostéronée de ce genre.

Revenons tout de même au cœur du film: les duels à main nue (voir à l'arme blanche) et les démos d'arts martiaux. Les chorégraphies de combat sont de ce point de vue très dynamiques, les katas soignée et l'atmosphère électrique. Chaque combattant joue frénétiquement sur son propre style de baston, même si la "personnalisation" aurait pu être bien plus poussée.
L'ambiance tient aussi au cadre musical survolté, avec à l'honneur "You're going down" de Sick Puppies, titre sacrément galvanisant pour tout match de free fight. Le mix de violon et de rythmes électro réalisé par John Hunter convient par ailleurs très bien à l'atmosphère punchée de Tekken.

Raven joue le pote black de service et Christina roule du cul, mais est-ce vraiment étonnant ? Ou même choquant ? Ce genre de postulats font partie des stéréotypes du film de baston, sans que cela choque outre mesure. Et puis vu la quantité de navets produits à l'occasion d'adaptations de jeux vidéo, Tekken ne s'en tire pas si mal.
Au final, c'est rythmé, simple et garnis de duels au corps à corps explosifs. Très bien pour une soirée entre potes.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 536 fois
2 apprécient

Autres actions de Calme Ignition Tekken