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Tel père, tel fils par Coty

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Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de six ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l’hôpital om est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas son fils biologique…

Tel père, tel fils, seul film japonais en compétition officielle de ce 66ème festival de Cannes, a reçu le prix du Jury. Un prix est mérité pour un film un peu académique mais plein de justesse.

Le sujet de la filiation, la question de la parenté par le sang ou par le temps, est abordé avec une belle compréhension des sentiments humains. Certes l’originalité n’est pas là, mais c’est bien parce qu’ici tout le monde doit pouvoir s’identifier aux personnages, pour que le spectateur réfléchisse lui aussi à la question, assis sur son siège. Kore-Eda Hirokazu lui impose sa réponse, il amène à sa conclusion. Tel père, tel fils est une démonstration, mais une démonstration pleine de bon sens et de sensibilité.

Cette démonstration est portée par de belles prestations d’acteurs, des images superbes et des dialogues bien écrits. Ces derniers sont parfois plein d’ironies, s’amusant des petits travers humains. Côté enfants, le petit Keita est absolument adorable. On fond, on s’attendrit et on rit.

Un très beau moment de cinéma !

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