Tristement plat et morne

Avis sur The Giver - Le Passeur

Avatar Moizi
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Je ne savais même pas que ce truc existait, un navet pour pucelles (et même pour puceau dans ce cas là) qui ne m'était pas encore passé entre les mains, imaginez à quelle vitesse je me suis précipité dessus plutôt que de faire quelque chose de constructif de ma vie...

Et en fait, si on sent bien que le canon dans le genre c'est Hunger Bide, le film a des scènes, notamment au début, assez similaires avec Divergente, mais en fait en vrai c'est juste le pitch d'Equilibrium mélangé avec le mythe de Prométhée et où on a viré toutes les scènes d'action (et toutes les réflexions possibles liées au mythe prométhéen (pas à Equilibrium hein, soyons sérieux, il n'y a aucune réflexion dans ce torche-cul)).

Le fait de ne pas mettre d'action n'est pas un mal, bien au contraire, mais il faut avoir quelque chose à raconter, or là on ne raconte rien du tout, on a un univers cliché déjà vu qu'il faut détruire pour permettre aux gens de vivre normalement... génial... trop original... En plus on a deux stars qui viennent récupérer leur chèque et qui nous font part de leur meilleur rôle de cabot... J'attends avec impatience le jour où Meryl Streep décide de jouer réellement un chien, ici elle a déjà la coupe du lévrier.

Alors qu'on ne vienne pas me parler du bouquin, parce que je m'en branle totalement, reste que c'est du déjà vu et que si on veut lire une variation bien plus intelligente et moins manichéenne du mythe de Prométhée, autant relire Frankenstein. Parce que ces trucs de merde publiés, filmés, jamais les gens qui aiment ça, qui font ça, ne se disent à mais en fait je suis en concurrence directe avec un truc bien mieux et mon objectif est de faire aussi bien et pas juste de faire un petit truc de merde histoire d'aller se payer des putes (de semi-luxe vu l'échec du film) avec les royalties.

C'est assez insupportable de voir le film se vautrer lamentablement en essayant de se la jouer complexe et subtile sur faut-il ou ne faut-il pas rendre à l'humanité ses souvenirs, car attention ça pourrait causer la guerre, mais si on leur rend pas ils ne savent pas s'occuper d'un bébé... ahhh dilemme.

On s'en branle... C'est pas un dilemme et c'est encore moins intéressant.
Ce qui est intéressant c'est de prendre le point de fin du film, comme point de départ et de montrer les conséquences, parce que comme pour Frankenstein, il y a des conséquences, sauf qu'ici, non... tout va bien, tout le monde semble heureux. Envoyé, c'est pesé...

Il faut néanmoins noter que l'idée de montrer le début en noir et blanc et d'ajouter la couleur avec l'apparition des souvenirs chez le héros est vraiment sympa, mais en vrai ça rend tellement mal parce que la photographie est immonde.

Et pire que tout, c'est même pas drôle, ça ne fait même pas de racolage pour remplir la salle de pucelles, ça veut se la jouer un peu intello avec une "vraie" réflexion, rien à voir donc... ici pas de pucelles gloussant dans les salles obscures parce qu'on a un plan pour leur faire plaisir où acteur beau gosse échangeable et remplaçable numéro 786 va enlever son t-shirt...

Donc en fait on peut seulement y trouver son compte si on aime la réflexion niveau collège sur les sentiments et les émotions... "wé les émossions c bi1"

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