"The soul belongs to Heaven and the body to Hell."

Avis sur The House That Jack Built

Avatar Marie Maï Trh
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Je ne connais pas en profondeur le cinéma de Lars Von Tier (j’ai bien aimé Antichrist et Dancer in the Dark est un des plus déprimant film que j’ai vu) mais son dernier film « The House that Jack Built » m’a tout de suite intrigué. La bande d’annonce me paressait promettante et les retours en début de lancement laissaient entendre que c’était le plus violent et dérangeant film de Lars Von Trier.

« The House that Jack Built » est violent certes mais le tout est très divertissant. 2h30 que je n’ai pas vu passer. En effet, le film mélange l’horreur et le comique, une belle surprise que je n’avais pas saisi en regardant la bande d’annonce ! YES, enfin un trailer qui ne dévoile pas toutes les scènes intéressantes du film.

Pour la faire courte, Jack est un psychopathe doté d'une haute intelligence. Il est maniaque et souffre d'hallucinations. Il tue parce qu'il en a besoin, il fait plusieurs victimes qu'il ramène dans son bâtiment.

"Some people claim that the atrocities we commit in our fiction are those inner desires which we cannot commit in our controlled civilization, so they're expressed instead through our art. I don't agree. I believe Heaven and Hell are one and the same. The soul belongs to Heaven and the body to Hell."

Ces paroles de Jack résument toute la philosophie du film.

Le film est divisé en 5 parties + un épilogue. Une structure étrange qui accentue la volonté du réalisateur de casser les codes du cinéma traditionnel. Des étapes qui nous permet de suivre l’évolution du personnage principal, Jack. Malgré des scènes répétitives, on ne s’ennuie pas et Matt Dillon est excellent dans la peau du psychopathe serial killer Jack. Meilleur rôle pour cet acteur qui devrait être dans plus de films !

Plusieurs théories sont mises en place pour expliquer les références artistiques mais je ne vais pas m’attarder là-dessus. Cela peut paraitre prétentieux de la part du réalisateur ou bien on peut le voir comme un véritable ajout au scénario. Pour moi, les références ne m’ont pas paru de trop ni de moins, elles s’accordaient bien avec le portrait de Jack et de son ‘art’. C’est comme si Trier voulait nous montrer comment un tueur en série se comporterait s’il prenait ses meurtres pour un art.

C'est un film que je re-re-re-re-regarderais plusieurs fois, c'est une certitude. Il est dense et nous plonge dans un univers sans code. Je recommande fortement ce film, vous ne serez pas déçu et surtout regardez jusqu'à la fin.

Pour moi, c'est LE film de 2018.

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