Tempuras, sushis et mitraillette gatling

Avis sur The Machine Girl

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"Chère Gorothèque, ma réunion d'entreprise au Danemark ne s'est pas très bien passée. Pour me réconforter, j'aurais besoin de regarder un petit film avec tout ce que j'aime (du sang, des démembrements, du sang, des gros guns, du sang, des ninjas et du sang), est-ce que tu aurais quelque chose à me conseiller ?"
Nicolas S.

Cher Nicolas S., saches que je te comprends tout à fait. Moi aussi, une fois, je me souviens, j'ai eu une réunion d'entreprise qui ne s'est pas très bien passée. Il faut dire que personne ne m'avait prévenu qu'il fallait mettre un pantalon. Cependant, ce n'est pas très correct d'envoyer des lettres à une liste qui n'existe pas encore, après mes lecteurs vont imaginer que je suis un malhonnête et que je fais semblant de répondre à un courrier que j'écris moi-même, ce qui est bien entendu totalement faux. Mais bon, puisque c'est toi, je vais quand même t'aider, surtout que j'ai exactement le film qu'il te faut dans ma besace : The Machine Girl.

Des garçons jouent à Guillaume Tell avec des couteaux. La cible n'a pas l'air très consentante, mais c'est comme ça au lycée, quand on est maigrelet, on subit les tortures des autres et on ferme sa gueule. Heureusement, une jeune fille, Ami, arrive, coupe la main du tortionnaire en chef avec une faucille, enchâsse une mitraillette gatling sur le moignon qui remplace son propre bras droit et décime tous les autres vilains en foutant du sang partout. Laissez-moi vous dire que la vision d'une tête mitraillée à bout portant, ça donne envie de se bouffer un bon steak tartare.

Flash-back. Six mois plus tôt, Ami a ses deux bras et est très proche de son frère Yu, surtout depuis le suicide de leurs parents. Mais ce qu'elle ne sait pas c'est que Yu et son pote Takeshi se font régulièrement racketter par une bande de voyous avec à leur tête le fils d'une famille de ninjas yakuzas. Yu et Takeshi essaient de s'en sortir par la bagarre, mais qu'est-ce que vous voulez ma bonne dame, la castagne avec un yakuza c'est pas facile, alors si en plus il est ninja, rien à faire, voilà les deux amis qui passent par la fenêtre. La police classe l'affaire en suicide, mais Ami sait qu'on se fout de sa gueule, alors elle décide de retrouver les coupables et de leur botter le cucul.

Elle va voir l'un d'entre eux, mais les parents du vilain ne veulent pas la croire et font frire son bras dans la pâte à tempura pour lui apprendre à diffamer à tout va. Heureusement, elle réussit à s'échapper et revient dans la nuit tous les buter dans la joie, le sang et les morceaux de tripes.

Prise dans son élan, elle décide d'aller s'occuper du ninja yakuza. Bien entendu, le film ne peut pas se finir aussi vite, donc elle échoue et se fait capturer. Parce que c'est comme ça qu'on s'amuse le week-end chez les yakuzas, il la torturent et lui coupent le bras. Après s'être enfuie, elle va se réfugier chez les parents de Takeshi qui la soignent. Comme ce sont des pros de la mécanique, ils lui construisent un embout à mitraillette gatling pour son moignon.

Cher Nicolas, dans The Machine Girl, tu trouveras aussi le viol d'une collégienne morte, des méchants costumés qui font des chorégraphies à la bioman, un soutien-gorge foreur ainsi qu'une scène de torture qui implique des clous, un marteau et une tête. Et encore, je te laisse plein de surprises. Un film joyeusement débile et bien gore, à regarder en famille ou avec tous tes amis : je sais que certains d'entre eux adorent voir des gens se faire éviscérer, surtout s'ils ne sont pas français. Fais la bise à ta gonzesse de ma part.

Amicalement.

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