Le réveil de Shyamalan

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The VIsit

YAHTZEE!

Après quelques expériences loin d’être exceptionnelle sans être désastreuse dans la science-fiction, le réalisateur de Sixth Sense (Sixième Sens) M. Night Shyamalan renoue avec un genre qu’il apprécie tout particulièrement, à savoir le thriller/épouvante.

Ces derniers temps, les films d’épouvante sont un peu trop souvent assimilés au found-footage. Pour ceux qui ne le sauraient pas, le found-footage est un procédé qui consiste a présenter le film comme un enregistrement vidéo le plus souvent effectués par les protagonistes de l’histoire. Ce genre a était inventée il y a longtemps, mais c’est en grande partie The Blair Witch Project qui l’a popularisé puis par la suite des films comme REC ou Paranormal Activity ont également utilisé ce procédé. Toujours est-il que le found-footage est implanté un peu dans tous les films qui ont pour ambitions de faire peur récemment. Néanmoins, Night Shyamalan parvient à revenir aux bases du genre, à savoir être piégé par la vision et les agissements du personnage tenant la caméra. De plus, le film coupe ces parties filmées en found-footage avec de jolies plans fixes et je pense que c’est comme cela que devrait être utilisés ce procédé, plus en complément qu’en genre à part entière.

Les premières minutes du film sont d’une simplicité effarante, mais qui fonctionnent parfaitement et nous met en place le contexte du film. Becca (Olivia DeJonge), 15 ans, et son petit-frère Tyler (Ed Oxenbould) âgé de 13 ans partent dans la campagne pennsylvanienne pour rencontrer leurs grands-parents, Dorris et John Jamison (Deanna Dunagan et Peter McRobbie) pendant que leur mère célibataire s’exile en voyage avec son nouveau petit-ami. Becca, qui aspire à devenir une réalisatrice hors-paire, prévoit de filmer ce voyage pour en faire un documentaire, mais ce qu’elle prendra avec cette caméra est au-delà de ses espérances.

Le film n’est pas envahi par d’innombrables jump-scares, il y en a, mais ils sont subtilement placés dans l’intrigue. On se laisse plutôt bercer par le déroulement de l’histoire et on reste attentif au moindre détail pouvant nous révéler un indice sur le mystère entourant les deux grands-parents. Le réalisateur d’origine indienne a d’ailleurs choisi de n’inclure que très peu, voire pas du tout, de bande sonore dans son film, ne laissant place qu’aux multiples sons étranges de la maison tels qu’une porte qui grince ou un cri dans l’obscurité.

Subtilement, le film parvient presque à nous faire passer le genre épouvante du film au second plan avec quelques touches d’humour disséminé çà et là au cours de l’histoire. La candeur de Becca et Tyler y est pour beaucoup, j’avouerais par contre que j’ai eu un peu de mal avec le jeu d’acteur d’Ed Oxenbould tandis que j’ai trouvé Olivia DeJonge très juste dans son rôle et je ne serais pas étonné de la voir continuer dans le cinéma ces prochaines années. Mais sans en dire trop, ce sont Dunagan et McRobbie qui parviennent à conserver cette aura de mystère autour de leurs personnages avec un jeu irréprochable allant jusqu’à donner des frissons par moment.

Finalement, avec son histoire pouvant faire penser à un conte de fées, avec la simplicité des enfants et les touches d’humour disséminés dans le film, The Visit n’est pas un film d’épouvante à proprement parler. Durant la première partie en tout cas. La seconde moitié du film vous placera au cœur du mystère englobant le film. Avec une bonne utilisation du found-footage et un scénario la justifiant pour une fois, Night Shyamalan nous propose avec The Visit un film étonnant, certes pas exempt de tout défaut (la naïveté des enfants est par moment aberrante), mais divertissant si on adhère à l’histoire qui nous est conté.

Lien de la critique: https://tvgalaxy.wordpress.com/2015/10/29/fais-moi-peur-1-the-visit/

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