L'ange de la mort.

Avis sur The Wall

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2007 s'achève et la guerre en Irak tire à sa fin. Le Président Bush a proclamé la victoire. La phase de reconstruction démarre.

Duel au soleil, pour un face-à-face spectaculaire de snipers sans corps à corps, produit et distribué par Amazon Studios, c'est un drame de guerre au suspense intense et aux actions déterminantes toutes les dix minutes réalisé par le cinéaste Doug Liman (Go, Barry Seal : American Traffic) mixte dans sa mise en scène intelligente de Phone Game ou même Buried. Deux soldats américains sont camouflés sur une dune dans la chaleur du désert irakien. Ils surveillent depuis plusieurs heures les restes d’une tuerie dans un terrain de fabrication de pipeline. Prêt à quitter les lieux, ils sont pris pour cible par un sniper irakien. Pour seule protection, leur solidarité et un pan de mur en ruine les sépare d'une mort certaine, ils ne peuvent s’empêcher de reconnaître la signature de Juba...
Un tournage en décor naturel de seulement quatorze jours sous le soleil de plomb du désert Californien à Lancaster près de Los Angeles pour la modique somme de trois millions de dollars. The Wall met en scène simplement le duo de G.I. isolés en plein territoire ennemi interprété par l'acteur Aaron Taylor-Johnson (Shanghai Kid 2, Godzilla) ainsi que l'acteur et catcheur vedette de la WWE, John Cena (The Marine, Bumblebee) mais sans oublier Laith Nakli (Recalled, Horse Soldiers), la voix du Hadji.

Sauf si c'est un pro ?

Irak, 2007. Les États-Unis sont convaincus que la guerre est terminée, mais des combats continuent à faire rage. Lorsque la construction d'un pipeline tourne mal et que des gens sont tués, deux soldats américains sont envoyés sur le terrain. Après 22 heures d'observation, ils concluent que la zone est déserte. Cela ne les empêche pas de tomber dans une embuscade. Pendant que son camarade agonise, le Sergent Allen est blessé superficiellement et il se cache derrière un mur en ruine, tentant de localiser le tireur embusqué. Sans eau ni radio, assujetti à un soleil de plomb et des bourrasques de vent, le soldat est à la merci de son ennemi...

Tu sais que dalle.

Après le Blockbuster Edge of Tomorrow avec sa guerre du futur en perpétuel recommencement, le réalisateur Liman revient en 2017 avec une autre guerre bien plus modeste et à petit budget mais toute aussi intéressante qui lui permet liberté et créativité jusqu'au retournement de dernière minute. Il filme une guerre intime de huis clos en plein air au-delà de la lutte pour la survie (les blessures, le soleil qui tape, l'eau qui vient à manquer, le vent de sable, la radio hors-service...), se joue aussi une guerre de différences des cultures faite de tactique et de pression psychologique propre pour atteindre l'ennemi embusqué. Mais apparemment Juba n’a jamais existé, il s’agissait d’un personnage fictif, inventé à partir des exploits d’au moins cinq snipers réels. Mais grâce à lui les insurgés avaient remporté une victoire psychologique. À l'opposé des idéologiques de la propagande démagogique d'American Sniper, The Wall demeure terriblement efficace. Qui repose surtout sur les épaules d'Aaron Taylor-Johnson avec une histoire certes des plus courtes citant tout de même Shakespeare et Edgar Allen Poe mais avec une vraie tension palpable qui sent le vécu grâce peut-être à l'intervention de l'ancien sniper Nicholas La Faucheuse Irving qui a servi de conseiller technique.

Il est dans les ordures.

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