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Thor : Ragnarok par Eowyn Cwper

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Ça y est ! En-dehors de Les Gardiens de la Galaxie et de Doctor Strange, dont j’avais dû ressentir l’aura puisque je les avais vus avant de m’attaquer au MCU, j’ai trouvé un film de l’univers qui assemble bien ses Pierres d’Infinité cinématographiques : fan service, héros, humour, cohérence, graphisme et ouverture.

Il ne faut pas se fier à son introduction aux allures de bande-annonce de jeu vidéo (on sent bien que c’est doublement péjoratif ou j’ai raté mon effet ?) dont Surtur hérite la place bien méritée de second plan. Il est vraiment moche. Waititi n’a pas écrit son film, mais dès que le logo Marvel vient pour dégager cette rature, il déploie une mesure orchestrale des personnages.

Pas question de faire un semi-Avengers comme chez Captain America: Civil War : il y a Hulk, oui, et il parle, oui. Mais le géant vert comme Doctor Strange sont les modules brillants qui scelent le casting sans donner l’impression qu’il est forcé à prendre la forme de gruau pour fan. Cela tient sûrement au fait que le tournage était une vraie fiesta d’impro. C’est peut-être pour ça aussi, les armées soupe-au-lait et les traîtres hésitants qui passent un peu mal quand ils ne sont pas Loki.

C’est aussi un festival d’inspirations qui ne tournent pas en cycle fermé : la junkplanet d’où sera transférée Tessa Thompson au rang des visages au fond de l’affiche, c’est un petit coin créatif avec une crasse et un décalage un peu star-warsien qui accompagne avec harmonie la ligne de crête entre science et mythologie. Le signe que tout cela marche, c’est que le space opera fait plus que rendre la Terre dispensable : il la rend petite, ridicule. Il lui marche dessus comme une rampe vers une nouvelle alchimie, laquelle est tout autant le signe de la réussite individuelle que le précurseur de la fin d’une ère Marvel.

Les big guys ne sauront pas se relever d’une maîtrise du petit comité qui peut tenir dans l’écran sans prendre des airs de bande-annonce. En attendant, c’est un bon moment à passer avec Jeff Goldblum, le gentil organisateur d’un grand cirque au bord des frontières de l’univers.

Quantième Art

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