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Plus c'est gros, plus ça CASSE

Avis sur Transformers : L'Âge de l'extinction

Avatar Heisenberg
Critique publiée par le (modifiée le )

Putain.

Je ne peux décidément pas me résoudre à mettre moins de la moyenne. Assumant une fascination à peine teintée d'ironie envers Michael Bay, j'ai toujours trouvé étonnant l'acharnement dont il fait perpétuellement l'objet, surtout venant de gens qui le catégorisent comme LE chantre du mauvais cinéma américain alors même qu'ils mettent sur un piédestal des trucs aussi médiocres que The Fountain ou le dernier Guy Ritchie...

Gardez votre indignation pour les élections présidentielles, le seul tort du mec est d'être milliardaire, alcoolique, drogué et d'avoir une propension à détruire des villes avec des robots géants chevauchant des dinosaures robots (géants aussi). Et même pas pour de vrai, en plus ! Vous êtes vraiment durs, vous sortez du cinéma, votre maison est toujours là, Hong Kong aussi ! Du calme.

Bon c'est pas génial, il y a trois catégories de robots différents si j'ai bien saisi, les Autobots (alliés, puis bannis, puis re-alliés, ils deviennent même patriotes américains, Reagan serait fier), les Decepticons qui auraient été industrialisés alors qu'en fait non, et des robots aliens super puissants qui traversent les âges et les galaxies et qui niquent tout le monde sur leur passage, leur chef étant vraiment balaise.

(en fait y'a peut-être que deux catégories, mais j'ai pas fouillé la littérature à ce sujet)

Alors bon, la technologie qui finit par nous dépasser c'est pas vraiment une idée révolutionnaire, mais l'important est que toute cette petite clique finisse se taper dessus. Surtout que les Autobots légendaires débarquent à la fin, non sans débats et échanges avec Optimus Prime qui leur fait le coup de la servitude volontaire avec son épée. Avec eux, ça joue pas au Scrabble, au lieu de se transformer en vieille merco ou camion miteux, ils deviennent des putains de Tricératops, Ptérodactyle et... euh.... dragon. Merde quoi, quand ils débarquent à Hong Kong, tu regrettes un peu la densité de population pour chercher un abris.

Voilà, sur ce pitch, Michael Bay tient 2h45.

Ah, et aussi, y'a Mark Wahlberg, le mec qui va à la castagne quand il perd aux cartes, quand il tombe ses clefs de voitures. Plus que jamais ses biceps sont enceintes de jumeaux (superbe image dans le film, une photo de famille, appelée à devenir un meme, ou une image pieuse, au choix) et ses expressions de visage filmées au ralenti suffisent à redonner du souffle à un patriotisme Texan affaibli par déjà six ans de dictature crypto-communiste à la Maison Blanche. A ses côtés, une femme-objet, un kéké tunning, et Stanley Tucci qui du début à la fin du film, passe de Vin Diesel à Jim Rash. INCOGNITO.

En plus, Transformers (3 + 5)/2 contient les meilleurs placements de produits de l'histoire du cinéma, et je pèse mes mots. On peut limite plus parler de 'placement' de produit tellement c'est du premier plan, incroyable de don't give a shit, le Marketing en 10ème art. QU'ils sont loin les temps ou de timides producteurs glissaient un petit portable Samsung 0.23 seconde à l'écran. En pleine bataille finale, Mark Wahlberg s'offre un ralenti en décapsulant sa Bud Light avec la portière de sa voiture après avoir pété dans le camion transportant les bières. J'ai presque pleuré en voyant ça.

Le prochain film est plus ou moins annoncé à la fin, mais du coup, je sais pas ce que Bay peut faire de plus que ça... Je place tous mes espoirs dans l'évolution et le développement constant de la narcotique.

Vous riez là, mais on en reparle quand vos petits-enfants, en 2065, se feront un cycle Michael Bay à la Cinémathèque Française comme on se fait un marathon Georges Méliès (des gens font ça, oui).

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