De nouvelles qualités, mais les mêmes défauts (Burlesque et Sérieux)

Avis sur Transformers : The Last Knight

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Ne jugez pas trop vite, ne faites pas comme moi.

Transformers 5 est selon moi le meilleur de tous, car il intègre de nouvelles qualités au film qui n’en avait pas eu depuis longtemps (voire même jamais). Mais le problème majeur est que ce film porte toujours les mêmes défauts. Alors comment un blockbuster arrive-t-il à se renouveler et même temps à se planter ?

J’ai failli être en retard pour ma séance, et je me suis dit alors que de toute façon ce n’était qu’un Transformers que je n’allais pas louper grand-chose. Et puis je me suis rappelé que les scènes d’ouverture de Transformers étaient assez importantes, et là plus part du temps les meilleures scènes du film sont les premières.

Et bordel,… Je n’avais pas tort, les premières scènes du film sont là pour dire : « Tu sais ce que tu es allé voir, maintenant ouvre les yeux et profite des explosions». Cette scène d’ouverture nous laisse perplexe quant aux personnages, au lieu, et à la bataille en question. Spoiler (pas si spoiler que ça) :
C’est la bataille du roi Arthur et des chevaliers de la table ronde, avec Merlin, et son bâton magique. Et ils nous expliquent que, en fin de compte la magie de Merlin (qui est un pauvre type en passant mais j’y reviendrai), vient tout simplement des transformes. En gros, le bâton de merlin est un bâton appartenant aux Transformers. Et d’ailleurs, ça rappel Transformers 2 où il y était dévoilé que les Transformers sont là depuis bien plus longtemps que on le pense. Personnellement je peux faire un raccourci facile avec la série vidéo-ludique Assassin’s Creed, où il est dit que les assassins sont là depuis la nuit des temps, mais ont été effacés de l’histoire (pour certaines raisons que j’ai oubliées). Et bien l’histoire de Transformers c’est la même chose.

Et le fait est que nous devons rendre à César ce qui appartient à César : Transformers est un bon film d’action, et une référence ultime en termes d’effet spéciaux. Alors certes vous n’êtes pas venu pour voir un film philo, ou même avec un peu de réflexion, mais enfin, qu’est-ce que ce film a de moins que Star Wars 7 ?

Bref, les qualités nouvelles sont qu’il y développe un scénario un peu plus « poussé » et si je mets poussé entre parenthèses c’est parce que c’est un gloubi-boulga d’informations qui nous viennent dans la face sans que l’on ait réellement le temps de les assimiler. En gros (accrochez vous les amis) : Merlin l’enchanteur contrôle le bâton que des Transformers lui ont donné car ils se sont échoués sur la Terre, mais en fait ces Transformers étaient en fin de compte les 7 (je crois) chevaliers qui protégaient la créatrice des Transformers parce que la Terre est, on le découvre l’ennemi ultime de Cybertron, et donc ils doivent détruire la Terre pour recréer Cybertron, et en parallèle une femme Anglaise est la descendante de Merlin, et elle pensait que les aventures de Arthur étaient un mythe, mais en fait non. Et le péquenaud Américain (Mark Wahlberg) est le dernier chevalier que Excalibur a choisi, et tous les deux trouvent Anthony Hopkins (connais plus son nom dans le film) qui est en fait le descendant des Witwikan qui sont en fait les descendant des chevaliers de la table ronde (dont Sam faisait partie), qui est un club secret dans lequel fait partie les plus grands noms de ce monde (Lincoln, Washington, Einstein, Mozart, Lavoisier et BEAUCOUP d’autres noms). On découvre que Bumblebee était un alien résistant durant la 2nd Guerre Mondiale et que le bâton de Merlin qui est enfermé dans son tombeau dans un vaisseau Alien au fond de la mer peut être réactivé pour amener Cybertron et dévorer la Terre, mais en fin de compte le point d’activation c’est… Stone Age et y’a les cornes alien qui poussent dans la Terre et AAAAAAAAAAAAAAHHH.

Après j’ai décroché.

Le problème majeur de ce Transformers et de tous les autres, c’est le burlesque constant. Pour rappelle le burlesque est le fait de réduire quelque chose de sérieux (de haut), en quelque chose de ridicule (de bas), le fait de que ça déraille. Et c’est ça le truc, c’est que Transformers se sert de ce burlesque tout le temps à tel point que on dirait que dans Tf (Transformers) il y a deux réalisateurs différents. Celui qui fait les scènes burlesques (en gros les scènes ridicules), et les scènes sérieuses (donc en gros les scènes de guerre). Et je me suis demandé si le burlesque de Transformers était là à la base, mais même pas, dans les dessins animés, il n’est pas présent, alors c’est un parti pris de M. Bay, et selon moi, ça gâche le film, mais ça en fait sa patte. Et le fait est qu’il a aussi une énorme différence entre ces deux genres :

Burlesque : Moments la plupart du temps ennuyants, ne servant pas vraiment à l’intrigue + musique ennuyante, sans conviction + plan banales (vie de famille) = inutile en soi

Sérieux : Moments impressionnants (chorégraphie + action), servant à l’intrigue + musique épique/entrainante/triste (émotions voulues) + plan ambitieux et originaux = épique

Et si je dis que ce Transformers est le meilleur c’est qu’il a enlevé un peu de ce burlesque gênant en le revoyant. Par exemple, les Transformers ont des caractères bien à eux, il y a des robots gros, ninja, beaufs, cynique etc. Et cela ne me pose pas de problème en soi. Je pense qu’il peut être bien de faire ça, cela donne un aspect un peu Overwatch (jeu vidéo) aux personnages, c’est-à-dire des personnages un peu délire, un peu bizarre, mais que l’on reconnait. Car si vous enlevez tout le burlesque au film, ça existe, et ça s’appelle Terminator. Et ce film ENFIN arrive à gérer à peu près le burlesque et le ridicule. Et d’ailleurs, j’avais assez peur avec l’enfant (Isabela Moner), mais elle n’est pas vraiment présente dans le film, donc ça passe. Et d'je vous parlais de Merlin, et bien il est présenté comme un gros naze, pas comme un gars épique, ça revient encore au burlesque, même dans les scènes importantes.

Et un des autres problèmes pour moi est que les Tf sont bien trop humains. En effet on dirait des humaine en métal, ils souffrent, ont des remords, font des crises (#Tf2 #Cringy) et ne font pas peur à cause de cela. Alors, est-ce que les Tf seraient une allégorie de nous-mêmes ?

Voilà, pour finir, je dirais que Bay à fait un effort pour ce film et à essayer d’arrêter de faire n’importe quoi avec ses moments cringy as hell, et c’est bien car les plans et les couleurs du sérieux, sont depuis le premier épisode, des plans très originaux, et des couleurs jolies à regarder. On ne se lasse jamais des scènes de guerre très bien organisées (pour la plupart), et sachant que j’ai voulu voir le film en VF (à l’époque je pensais que je n’allais pas aimer le film, alors je décidé de faire n’importe quoi) et bien ça passe mieux que ce que je pensais.

En résumé blockbuster banal, Transformers comme vous avez l’habitude de le voir, un scénar’ totalement WTF, mais sympa à suivre. Est-ce que ça en fait un bon film... meeeh.

NB : Petit Big-up à l'iMAX qui passe du numérique à son format d'origine toutes les deux scènes, c'est complément étrange, et on s'y fait, mais c'est gênant.

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