Trois souvenirs de jeunesse par EB

Avis sur Trois souvenirs de ma jeunesse

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Où nous retrouvons Paul Dédalus, la genèse de Paul Dédalus, perturbée à l’adolescence par une chose peu courante… et ce sera l’un des 3 souvenirs.

Le plus marquant sera néanmoins celui concernant Esther, fille solaire et donc attractive, pour un Paul en construction d’homme face à l’amour, face à la vie.

Arnaud Desplechin n’échappe pas à travers cette évocation du passé, ce regard jeté en arrière sur ses jeunes années à Roubaix, à la nostalgie mais il est sur le bon versant; il arbore une nostalgie vivace et non pas mélancolique. Et c’est réjouissant.

Tous les interprètes de ce film sont justes mais une mention très spéciale au jeune Quentin Dolmaire, incroyable de naturel et d’une densité de jeu étonnante chez ce jeune homme, si à l’aise avec le verbe ! puisque comme dans tous les films de Desplechin: on parle beaucoup.

Tout ceci dans une mise en scène fluide, d’une photo et d’un montage subtils.

Desplechin est lui-même la base de ses films, il se retravaille à la Fiction, ne se départissant jamais de son double à la mode Truffaldienne: Mathieu Amalric. Ce tandem crée une oeuvre dans le cinéma français, voyez plutôt « Comment je me suis disputé… » « Rois et reine » « un conte de Noël » et maintenant ce « Trois souvenirs de ma jeunesse » (« Jimmy P. » étant à part). Avec ces films Desplechin est un cinéaste de la Famille, et de la vie comme elle va.

Arnaud Desplechin est -avec Léos Carax- le meilleur réalisateur de sa génération au milieu d’un cinéma français trop souvent emprunté dans ses petites affaires. Lui-même n’y échappe pas mais il sait les magnifier.

EB
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