L'amère désillusion

Avis sur Twilight : Chapitre 5 - Révélation, 2e partie

Avatar Lucid
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C’est quand même assez fou d’attendre quelque chose de Twilight, non ? Parce que, sacré nom de nom, je l’attendais de pied ferme ce cinquième volume. L’année dernière avait été si belle, pleines de fous rires et d’espoirs un peu fous pour le futur. Les premiers trailers sont sortis, l’impatience montait, la date fatidique approchait, le jour béni était à portée de main. Y avait même une avant-première la veille de la sortie, j’avais pris ma place mais c’était bien trop beau la vie devait mettre son grain de sel et me faire attendre encore deux jours pour goûter à la délectation suprême. Mais tout passe comme un coup de vent, et vous voilà déjà plongé dans un noir sans fond, avec une fine lumière qui vous tient en vie tant l’excitation est grande.

Et le cauchemar est là, plus puissant que jamais. On ne s’en rend pas compte. Pendant deux heures, notre regard qui était pourtant pétillant de vie est devenu aussi livide que le visage de Robert. Un ébahissement. On n’est pas conscient de ce qui se passe à l’écran, il vous faut les paroles de votre voisin pour vous réveiller et enfin, tout prend un sens. On est devant le vide. Le spectacle du néant, comme vous ne l’avez jamais vu. Comme si une bande de scénaristes avait trouvé ça marrant de faire un film sur du vide, où il se passe jamais rien, où chaque action n’a aucun but précis, où le but final est su dès les premières secondes. Rien à se mettre sous la dent. On s’est habitué aux jeux des acteurs qui tournent indéniablement en rond, les répliques sont aussi fades qu’un plat de lasagnes surgelées. Le grotesque a été banni pour donner place à un amoncellement de banalités. Du coup, la mocheté propre du film ressort de mille feux, avec cette impression d’une volonté de livrer un film aux couleurs ratés, où chaque plan est désastreux, sonne faux, avec des effets spéciaux foirés, des incrustations à vous faire saigner les yeux (ce bébé numérique est d’une laideur sans nom). Nos visages ont perdu leurs couleurs, rien ne nous aura arraché un pauvre sourire, à part une blague grasse et vulgaire à la fin du film. Le générique commence, et je suis déjà en train de passer la porte pour fuir à jamais Twilight, comme la fin d’un amour raté.

Je suis triste. Je me sens même pas souillé. J’essaye d’y repenser et mon cerveau bloque, rien ne me revient de précis. Mes yeux sont humides.
L’optimisme est une mauvaise chose, les amis, fuyez-le.

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    Illustration Cru 2012

    Cru 2012

    Dans les salles en 2012 et vu par votre serviteur.

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